26.03.2008

Jupes et Conséquences

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Tout d’abord je tenais à m’excuser moi-même de mon silence de ces derniers jours : pour ma défense, je dirais qu’ayant peu été chez moi ce week end, il est difficile de tenir à jour un blog, ce d’autant plus quand on demeure chez des amis à qui on ne voudrait surtout pas parler du dit blog…Non pas que j’en éprouve une quelconque honte, notez bien ; seulement pour l’heure l’anonymat est relativement reposant, et j’aime cette aura qui, au-delà des écrits qui nous découvrent toutes un peu, nous entoure d’une gangue de mystère. Je suis intimement persuadée que, si vous me connaissiez tous, le plaisir à me lire (ou non, mais mon égo a tellement été reboosté ces quelques jours passés hors de mon antre de travail et mon petit enfer personnel -dixit Sartre-, que je ne peux même pas ne serait ce qu’imaginer que vous n’ayez aucun plaisir à lire mes élucubrations quasi quotidiennes, alors que de mon côté je me délasse et me délecte de vous écrire) serait différent, plus ténu, peut être moins objectif…Sur le site dont je vous avais déjà parlé, nous organisons des rencontres durant l’année, et j’ai longtemps hésité à m’y rendre, de crainte que l’adéquation entre le personnage que j’y jouais (c’était également, outre le côté artistique fortement développé, un forum de rôle play) et la personne que je suis réellement ne se fasse pas, ni dans l’esprit des interlocuteurs, ni même dans l’image que je me renvoyais, ou que véhiculaient mes écrits.

Bien, bien, je suis en train de parler d’une chose qui n’a rien à faire dans cet article, comme d’habitude. C’est fou ce que mes introductions, censément pertinentes, pleines de bon sens, et formant la ligne directrice majeure de mes articles, se perdent vite dans le grand n’importe quoi ; ça doit constituer une preuve non équivoque de ma célérité cérébrale et matinale.
Bref.
Il est bien évident que vous aurez droit (que vous le souhaitiez ou pas) à une narration complète de mon week end de Pâques, durant lequel j’ai farouchement, prise d’une sorte de transe post examens post-déprime, émis la conviction que dorénavant je m’accorderais un jour par semaine pour revoir les visages des gens que j’apprécie. Il m’a quand même fallu presque un an pour en parvenir à cette conclusion des plus fracassantes, cette aumône que je m’octroie à moi-même et qui, en toute logique, devrait exister depuis belle lurette, nonobstant ma culpabilité mal placée qui me pousse toujours à me retrancher derrière mes manuels poussiéreux comme s’ils pouvaient constituer une barrière solide et étanche au monde extérieur…Je suis un peu cinglée, en définitive.
Mais ça, vous le saviez déjà.
Mais ça, ce n’est pas la thème de mon post du jour.
Que nenni.

Aujourd’hui je vais vous parler d’une chose mirifique, qui plonge la plupart du temps la gent féminine dans les affres de la recherche psychotique et par là-même, leurs homologues masculins dans les douleurs d’un questionnement existentiel un brin névrosé à propos de la folie inhérente à la nature « fillesque » : comment et pourquoi trouver la Bonne Jupe pour une soirée.
Si tant est que vous aimiez les jupes, les robes, ces attraits ultra glamour qui peuvent malheureusement, et ce dans un laps de temps défiant toute concurrence, nous métamorphoser en prêtresses du Mauvais Goût et de la pouffiasserie dans toute l’étendue de sa splendeur.
La Bonne Jupe est celle qui, loin de faire de nous autres pauvres femmes les Grandes Prêtresses précitées, si possible accessoirisant leur tenue au choix trop courte, trop moulante, de collants en dentelles vulgaires et de bottes à talons vertigineux tout aussi désopilants- et laids de surcroît-, des êtres d’une grâce et d’une élégance infinie, daignant se mêler au commun des mortels et à la foule grouillante de ces personnes indéterminées par un caprice passager.
Vous avez compris l’idée.

Pour ma part j’ai une nette préférence pour les coupes légères, aériennes, qui m’entourent d’un flou artistique et évitent de tirer sur les contours du corps comme pour achalander un quelconque mâle en rut : la longueur importe peu en soi, même si de par ma taille gigantesque (je ne dépasse pas le mètre 60 tout à fait entre nous…Il va de soi que je nierais farouchement, dans mon quotidien, cette affirmation tout à fait véridique mais qui ne sied guère à ma grandeur spirituelle –oui, comme je vous le disais précédemment, je plane dans l’autosatisfaction béate, là-) on m’a toujours savamment énoncé qu’il valait mieux éviter les robes ou jupes trop longues, parce que ça casse la silhouette et me fait passer du stade de déesse à celui de rase-mottes. Oui mais moi j’aime beaucoup le style ancien, vaguement rétro, des dernières collections aux tissus diaphanes, le buste féminin mis en valeur et les pans des tenus retombant souplement au sol comme une traîne royale, ça réveille mon côté Grec (je ne suis PAS grecque, n’empêche que quand j’étais enfant je dévorais tout ce qui avait un quelconque rapport, de près comme de loin, à cette civilisation et à sa mythologie désuète, si rafraîchissante, pleine de Dieux suintant la jalousie et la concupiscence, se faisant la guerre pour une jeune fille enlevée et les amours adultérins de Zeus, ce grand farceur).

Je dois ici vous faire un aveu, qui ne me coûte guère d’ailleurs, mais qui vous fera comprendre plus aisément la suite de mon article.

Je n’ai pas une taille que l’on pourrait qualifier de mannequin.
Je suis petite, et je suis ronde.
 Loin des jeunes tiges qui fleurissent un peu partout dans notre univers censément hétérogène, mais qui se complait dans la mimétisme journalier.
Ronde de partout, j’ai de la poitrine, des hanches, des bras dodus et des jambes à l’avenant.
Je n’en suis pas amère, ni triste, il y a longtemps que je me suis faite à l’idée que je ne ressemblais pas à ce qu’on nous montre comme le summum du raffinement, à grands coups de régimes ultra draconiens, de journées passées sans rien avaler, la faim tenaillant mon estomac, la nuit, lorsque l’obscurité se faisait tout autour de moi et que, dans mon infinie solitude, je ne pouvais plus nier que je me laissais lentement mais sûrement périr, pour un résultat somme toute relevant plus de la futilité que du réel souci médical.
Notez que je ne suis pas obèse, non plus (je n’ai absolument aucune satisfaction malsaine à prononcer ses mots, et je ne justifie en rien ma taille en dénigrant les personnes qui sont dans ce cas, j’ai bien trop de respect pour l’être humain dans son ensemble, et les souffrances que certains peuvent ressentir, pour me moquer allègrement ou conspuer les personnes « grosses », comme si c’était une honte, un péché, que sais-je encore).
Juste ronde, dans le sens premier du terme.

Là, on en arrive au point crucial de mon développement : je me suis toujours dit qu’il fallait que je m’habille en fonction de ce que je suis. Que, même si certains hauts résolument adorables avec leurs dentelles à la naissance des seins me faisaient de l’œil, je devais résister : une de mes amies, bien trop masculine à son goût, s’extasie souvent devant mes propres atouts (je ne vous ferais pas de dessin, vous avez compris de quoi j’étais en train de parler) en me disant et en me répétant sans cesse combien elle voudrait, ou donnerait n’importe quoi, pour les posséder. En général je lui rétorque qu’elle pourrait d’emblée oublier les charmantes petites choses qu’elle porte habituellement, parce que, il ne faut pas non plus se leurrer, quand on a la chance (ou la malchance, c’est à vous de voir, mon avis est déjà fait sur la question) d’avoir de la poitrine, certains tops nous sont d’emblée proscris, tellement ils feraient vulgaires sur nous…Mes paroles une fois de plus n’engagent que mes propres convictions, vous avez tout à fait le droit (ah, que je suis généreuse, je m’étonne moi-même de ma grande largesse verbale et écrite) de penser le contraire.
De même, des jupes qui ressemblent plus à la fin d’une tunique ou à une ceinture mal ajustée ne me conviennent guère, quand bien même elles seraient ravissantes par ailleurs. Je me sens profondément incapable de porter des shorts ou des pantalons ultra taille basse, pas par honte de ce que je suis, mais justement parce que je m’accepte parfaitement, et que, par respect pour moi, je préfère me constituer mon propre style…

Etant par essence et par certitude profonde une vraie fille dans toutes les règles de l’art, je ne me refuse pourtant aucune fantaisie vestimentaire, tant qu’elle reste harmonieuse et de bon goût : il est à mon sens inutile de tenter de masquer les rondeurs sous des tentes atroces, sans forme et sans couleur, se calfeutrer dans des habits trop grands comme pour disparaître sous les plis de notre propre existence. De nombreuses actrices, telles Marilyn ou encore Elizabeth Taylor (que je trouve absolument somptueuse) , n’étaient pas ce qu’on pourrait appeler des sylphides, mais elles incarnaient, et incarnent toujours, le chic et le glamour, le sexy sans en faire trop et la douceur d’une peau et d’un corps généreux : partant de ce principe, je ne me résigne pas à arborer tristement des nippes sans caractère, mais au contraire j’essaie toujours d’allier féminité non ostentatoire et élégance, à grand renfort de jupes évasées, de chaussures à talons, de froufrous assumées et de pantalons droits, aux jambes fluides.

Bien sûr, il m’arrive de jeter un coup d’œil aux collections made in Jane Birkin, typées masculin-féminin, et je les trouve même charmantes, parfois.

Mais la plupart du temps, la recherche active d’une tenue pour une soirée m’amène à la triste conclusion qu’au lieu de vouloir à tout prix faire comme tout le monde, il vaut peut être mieux s’apprendre soi-même, et, loin d’endosser une fringue tendance qui ne nous ira fatalement pas, parce que de base constituée pour une liane évanescente, se forger sa personnalité vestimentaire, tout comme on se forge les traits de son caractère.
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10.03.2008

Paillette ta vie!

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Il me semble l’avoir déjà dit dans un article précédent, mais au cas où ce fait aurait échappé à certains d’entre vous, je tiens à le repréciser : parfois, je suis tellement une vraie fille que je me fais honte à moi-même.
 Cela ne me coûte pas grand-chose d’en parler, ce d’autant plus que cela flatte diablement mon côté égocentrique.
En ce triste matin de dimanche, alors que d’autres dorment encore sous l’abri moelleux de leur couette, draps et couvertures divers.
Alors que l’aube, respectant la tradition des mois de mars frileux, hésite encore entre l’ombre bienfaisante, et la lumière embrumée de quelques nuages.
Alors que je me retrouve face à mon énorme manuel d’institutions administratives, en attendant que l’inspiration vienne à moi, ou du moins, si elle me fait l’affront de dédaigner ma petite personne pourtant ô combien importante,  que l’ensemble de ces quelques 300 pages s’imprime intégralement dans mon esprit, le tout en l’espace de cette délicieuse journée.
Extatique, non ?

En ce matin donc, j’ai bien envie d’une petite note joyeuse, légère et sans fioritures. Juste comme ça, pour me redonner ensuite du cœur à l’ouvrage.
Et de vous parler cosmétique.

Oui, je sais, cela s’agence fort mal avec mon propos précédent, à savoir où va ma vie, où va le monde, et pourquoi diantre suis-je aussi manifestement incapable de m’y sentir vraiment à l’aise. Mais je ne vous apprendrais rien, souvent, femme varie.
Et la variété, rayon cosméto, il faut bien avouer que ce n’est pas ce qui manque (admirons tous au passage la grâce de cette transition...Une seconde de silence s’impose, en hommage à cette marque indélébile d’une puissante et profonde intelligence. Si un professeur chargé de corriger les copies de mon concours a la chance de tomber sur mon blog – même par hasard, je suis prête à ne pas lui en vouloir- j’espère qu’il reverra mes élucubrations sur le commissaire du gouvernement à la hausse, faisant ainsi preuve d’ouverture d’esprit et de bonté d’âme. Merci.)
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Alors, discutons, discutons.
En période d’énervement Jupiterien, ce genre de moments où la majeure partie de mes consoeurs se jettent sur la dernière tablette de chocolat, j’ai tendance à acheter des choses absolument inutiles, et qui me plongent dans la perplexité la plus totale après coup (sans que cela ne dépasse mon budget toutefois, je ne sais pas encore comment j’arrive à réitérer cet exploit…Peut être parce que la plupart de mes achats consistent en ce que j’appelle amicalement et avec beaucoup de tendresse, des « petites merdouilles » genre bains moussants, peignes ridicules et stylos 10 couleurs « spéciaux je retombe en enfance »)
En ces périodes si valorisantes pour le soi intérieur, je me laisse aisément avoir, volontairement toutefois, par les dernières innovations cosmétiques, leurs publicités mensongères qui ne m’empêchent toutefois pas une seule seconde de tester le produit, avec un sourire d’absolution envers moi-même.

Mes dernières trouvailles sont au nombre de deux : tenez-vous bien, je préviens, c’est quelque peu…Poétique, je dirais.

La première se cache sous un emballage bleu layette du plus bel effet, et porte le délicat petit nom de « déo purifiant aux capteurs d’oxygène ». Oui, de Bourjois, je vois que cela ne vous rend pas indifférents. Oui oui, capteurs d’oxygène, vous avez bien lu : selon l’étiquette, qui prouve encore une fois que le ridicule ne tue pas, mais qu’il se consume dans les mains des acheteuses effrénées, il s’agit, en l’espèce, d’absorber l’air qu’il y a autour de nous, qui nous environne, pour l’enfermer dans des petites microbilles sous nos bras.
La fraîcheur Narta n’est plus du tout dans le coup, elle peut aller se rhabiller.
Rendez-vous bien compte, toute la journée on se balade avec des mini coussinets style air Fresh, bien calés au creux des aisselles, et qui font respirer la peau…
Je vous laisse quelques minutes pour vous remettre de cette révolutionnaire nouvelle.
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C’est fait ?
Passons donc à la suivante.
La seconde de mes trouvailles est encore mieux, dans le genre « attrape-nigauds » de premier ordre : Happyderm, qui promet que, lors de nos joyeux tartinages matinaux, nous pourrons désormais faire glisser sur notre peau les molécules du bonheur. A mon humble avis, le service marketing devait comporter un bon nombre de ses agents bourrés, pour oser énoncer de telles sottises. Et croire qu’on allait se laisser embobiner aussi facilement.
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Et bien, n’empêche. Il n’empêche que ça MARCHE. Je ne parle pas de l’effet soit disant purificateur des billes menthol extra fort, ni des molécules des 3 Cimes du Plaisir, ça, on sait tous que ça ne fonctionne que dans la tête.
Ce sont vraiment de bons produits.
Sérieusement. Surtout la crème l’Oréal d’ailleurs, et je sais de quoi je parle, vu l’extrême sensibilité de ma peau, qui a tout subi ces dernières années, et faisait triste et pâle figure il y a quelques mois de ça.
Mais ce n’est pas tout. J’ai surtout découvert que les produits en question contenaient des micro-paillettes, ce matin.

Tout cela m’amène (dans un style fort décousu en apparence, mais en réalité savamment étudié pour déstabiliser mon côté pseudo intello qui a fâcheusement tendance à s’exacerber pour rien) à la pensée que, parfois, il en faut trop peu pour être heureux (oui, c’est une maxime de Baloo. Mais Baloo, c’est un peu mon maître à penser, quand j’oublie Nietzsche…)
Et qu’il suffit de quelques grains de lumière pour sourire.
Alors, pailletons en chœur.
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28.02.2008

Brume lactée, fin de Journée (ça sonne un peu Pocahontas comme titre, non?)

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Je ne sais pas comment vous réagissez en période de stress intense. Vous savez, ces moments privilégiés pendant lesquels, alors que vous êtes déjà recru(e) de fatigue, vous apprenez, et ce tout à la fois (sinon, enfin, ce ne serait pas aussi délicieusement burlesque) que 1. Les copies des examens ont fait pâlir les professeurs dont vous avez l’immense honneur d’être les étudiants, muets de saisissement devant l’inculture crasse des masters cette année, que 2. Malgré la grâce infinie de certaines de vos fréquentations, vous finissez par un peu (si peu) les détester, tant l’irritabilité générale vous tape sur le système nerveux, et que 3. Vous êtes dans l’incapacité notoire de revoir en quelques jours vos années d’études antérieures, interloqués par la pile incommensurable de livres et de cours déposés devant vous comme des offrandes à je ne sais quelle divinité du panthéon.

Pour ma part, j’ai tendance à dépenser un peu plus que de coutume.
 C’est comme ça, ça me calme tout de suite, me plonge dans un état de semi joie béate.
Pas forcément quelque chose de cher, d’ailleurs…
Une babiole, une paire de boucles d’oreilles de pacotille (mais qui, par je ne sais quelle réaction chimique, me met le cœur en liesse), un nouveau roman (même si je n’ai pas le temps de le lire), un gloss nacré, un baume pour les lèvres à la cerise, une bougie parfumée…
Je ne suis pas du genre frénétique de la carte bleue (d’abord parce que je suis étudiante, donc mes revenus sont en adéquation avec mon mirifique statut professionnel inexistant), mais j’adore me promener dans Paris, chiner dans des petites boutiques sans prétention ou m’extasier de concert avec d’autres amies sur les nouvelles gammes de The Body Shop (ha, cette senteur de prune…),  pénétrer dans des libraires aux livres d’occasion, chargés d’une histoire double, de l’écrivain et du lecteur précédent ; rire parfois devant des immondices vestimentaires que l’on ose nous proposer comme les must have des saisons futures, et qui, j’en suis sûre, feront fureur mais n’en seront pas moins laides pour autant.
Mais bon, ça c’est le côté glamour de mes pérégrinations, ce qui induit fatalement que j’ai le temps d’errer dans les quartiers (ce qui malheureusement ne m’arrive pas si souvent, d’où l’enthousiasme dont je fais preuve dans les lignes précédentes)

Tout ça pour vous raconter un peu ma dernière trouvaille en la matière : comme je l’avais énoncé dans un de mes tout premiers articles, la gamme à la Lavande de l’Occitane (un coup de cœur) est lamentablement sur le point de disparaître, pour des raisons qui ne m’intéressent pas vu que je suis foncièrement égoïste et donc, CQFD, ce qui me plait à moi devrait fatalement exister et même demeurer toujours : à ce propos, je tiens à décerner une pensée toute particulière pour la vendeuse qui m’a fait part de cette attristante nouvelle et qui, devant mon angoisse existentielle (bon, il faut dire aussi que je suis une bonne cliente, vu que j’ai le nez collé devant la vitrine et les pieds ancrés dans la boutique au moins une fois par semaine, si c’est pas malheureux) m’a très aimablement proposé des échantillons du fluide matifiant pour que je tienne le coup, et m’en a tout de même offert plus d’une quinzaine, plus l’assurance que le nouveau produit de remplacement allait être bien meilleur.

Donc, aux dernières nouvelles, l’Occitane est en train de nous concocter des crèmes et autres produits cosmétiques au riz rouge…Dit comme ça, je vous l’accorde, ça sonne un brin cuisine, et pas franchement des plus glamour.
Ainsi, pour me faire une petite idée des vertus de cet ingrédient secret (et parce que, ainsi que je le faisais remarquer dans ma petite introduction, je suis rentrée dans une période un brin déprimante, donc je me laisse aller à quelques achats sur coup de tête), j’ai réussi à trouver un étonnant lait démaquillant à base de riz, dont il faut absolument que je vous parle.
Oui, vous ne vous êtes pas trompé(e)s. Vous êtes bien sur un blog de fille.

La marque n’est pas ce qu’on pourrait appeler « connue » (hum, c’est le moins qu’on puisse dire) : il s’agit de Version Originelle. Tombée dessus au hasard d’un rayon (d’accord, d’accord, pas vraiment au hasard) alors que je faisais deux trois courses en mode rapide-stressée-je n’ai pas de temps à perdre- , j’ai été attirée par le côté faussement bio du flacon-en spray, au passage- (je dis faussement parce que, malgré les ingrédients naturels (hamamélis, Bacopa des Indes (je vous rassure, moi non plus je ne sais pas du tout ce que c’est) , comme pour beaucoup d’autres produits on y retrouve également des composés chimiques…) : or, le bio m’intéresse de plus en plus, je pense que je suis en train de doucement me laisser influencer par ce matraquage de la presse comme quoi nous, pauvres femmes vénales et dépensières, nous aggravons la santé de notre peau en y apposant chaque matin, consciencieusement, des dérivés de pétrole.

Apparemment destiné aux peaux normales et mixtes, « Brume Lactée » promet un démaquillage tout en douceur (type cocooning du soir), et fleure bon une senteur un peu particulière, mélange de sucré et d’enfance, une odeur chaude et revigorante, très féminine (ce qui a achevé de me convaincre qu’il me le fallait, absolument, tout de suite).
L’idée d’utiliser un spray pour le projeter sur son visage a de quoi surprendre, et j’avoue que j’ai eu du mal à m’y faire, mais pour le reste je suis, au bout d’une semaine d’utilisation, pleinement convaincue.
Il nettoie diablement bien, c’est un fait, mais le tout sans agresser mon pauvre visage, qui a eu à subir les méfaits de crèmes pharmaceutiques onéreuses et abrasives, et qui a bel et bien besoin que je le chouchoute un minimum. Il laisse sur le coton, et forcément sur les doigts qui le tiennent, une délicate fragrance, un sillage subtil mais très agréable ; et surtout, surtout, il n’a pas généré de réactions catastrophiques du style éruption intempestive ou rougeur infâme…

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Je crois que j’ai mis la main sur ma nouvelle fantaisie cosmétique du soir.
Avec mon sempiternel brumisateur Avène…

 

20.02.2008

Tu veux un titre, tu en auras un: L'Occitane, pourquoi me fais tu ce coup là?

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Profitant allègrement d’une absence d’un de mes profs (je vous rassure tout de suite je vais le payer très cher, vu qu’il a été décidé, par je ne sais quel tour de passe passe tout sauf magique, que nous allions rattraper ces heures bénies vendredi,  et donc que nous serions assis de 9h à19h sans pause –oui, vous avez bien lu, sans pause. Le concept du déjeuner, me semble t’il, dépasse l’entendement de l’administration, à moins qu’ils ne s’attendent à ce que nous mangions pendant les 5 minutes réglementaires qui séparent l’arrivée d’un prof et la sortie d’un autre de notre amphi sans chauffage…Divin, vous dis je, divin est le terme le plus approprié pour décrire cette situation des plus cocasses, bref)
Je disais donc profitant de l’abandon d’un de mes profs, qui est sans l’ombre d’un doute en train de participer à l’heure qu’il est à une obscure conférence d’initiés sur le droit public, ses avancées et ses surprises des plus alléchantes, je ne peux résister à l’envie de rédiger une petite note matinale, pour la seule et unique raison que j’ai ce besoin irrépressible de vous faire partager ma consternation.

Une petite introduction s’impose, afin que tout le monde puisse bien percevoir l’étendue de mon désespoir.

Je fais un rêve récurrent, dans lequel je retrouve toujours, d’une façon ou d’une autre, la peau de mes 15 ans. A l’époque où la majeure partie du genre humain se débattait contre des problèmes pubères divers et variés, le tout dans la joie et la bonne humeur, j’avais la chance (génétique sans doute, vu l’incroyable douceur de la peau de mes deux parents) d’avoir le visage lisse, souple, frais. Voilà, je cherchais le mot : un minois frais. Et pourtant je tiens à préciser, afin de marquer le coup, que je ne l’entretenais absolument pas (quoi, une crème hydratante ? Grands Dieux de l’Olympe, mais pourquoi faire ??), bien au contraire. Surfant sur la vague gothique de mes premiers émois d’adolescente, je m’entartinais d’une sorte de pâte blanchâtre que je retirais le soir à grandes eaux, c’est vous dire le désastre…

Et puis la fac est arrivée, avec son quota de stress quotidien (je suis navrée de paraître monomaniaque, mais étant donné que je ne fais que travailler, ma vie se résume bien souvent à l’équation binaire bosser-dormir, un peu comme un hamster, sauf que moi en plus je n’ai pas la roue pour m’amuser. Pourtant le concept a quelque chose d’infiniment séduisant, mais là je m’égare), les profs exigeants, les années difficiles (avant de faire du droit, j’avais opté pour des études encore pires, laissant parler mon côté masochiste longtemps endormi : médecine)…Je crois que tout mon intérieur s’est détraqué, vraiment. Une machine bien rôdée qui finit par s’autodétruire de façon progressive, finissant par atteindre des sommets d’imperfections rédhibitoires. Et ma peau, qui semble t’il selon certains poètes ou même, sans aller aussi loin chercher de vaines citations, selon certains dermatologues, est le reflet de nos remous internes, a commencé à faire n’importe quoi. Je me suis donc retrouvée dans la situation des plus délectables, de devoir faire face à un retour en fanfare d’une adolescence tardive, le tout combiné au fait que je fréquente l’une des facs les plus modeuses de Paris (sponsorisée par Chanel et Dior aux premières loges)
Et là, ce fut une catastrophe.
N’écoutant que les conseils avisés de pharmaciens à l’âme corrompue par la vénalité, j’ai acheté moults crèmes, toutes plus décapantes les unes que les autres (à part Avène et son brumisateur de génie), n’enrayant pas les problèmes naissants mais au contraire les amplifiant de façon démesurée, jusqu’à ce que je sombre dans une sorte de dépression épidermique, alliée à une extrême sensibilisation. Pendant des années, j’ai vaillamment combattu, mais rien n’y a fait.
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J’en étais presque arrivée à une renonciation désabusée, regardant en arrière avec tendresse mes jeunes années qui jamais ne reviendraient, me résignant à souffrir du syndrome « Cameron Diaz » toute ma vie, quand enfin, dans cette quête acharnée de la crème miracle, j’ai découvert l’Occitane. Autant vous le dire tout de suite, je n’accordais pas un grand crédit à ce genre d’enseignes : cher, chic certes, mais j’avais déjà tâté des produits de luxe type Clinique ou Estée Lauder, et éprouvé une déception mesurée à l’aune de ma douleur à l’idée d’avoir tant dépensé…
Mais la boutique était mignonne, avec ses étagères aux flacons rétro, son odeur d’oranges et d’épices, fleurant bon les confiseries de Noël. Mais les produits luisaient faiblement dans leurs jolis atours, un lait à la fleur de cerisier semblait m’inciter à sortir mon portefeuille…Alors j’y suis restée.
Et je suis tombée amoureuse de la marque, un vrai coup de foudre. L’histoire ne serait pas si belle, si cela n’avait été qu’à sens unique : je peux le dire franchement, l’Occitane a sauvé ma peau. Je sais, ça peut paraître insensé, après toutes les erreurs cosmétiques que j’ai pu commettre, après tous les achats aux prix ridiculement élevés, mais la marque a su peu à peu dompter mes réticences à l’égard des soins pour visage.
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J’avais trouvé la pierre Philosophale (désolée, retour inopiné d’Harry Potter et de mes lectures d’alchimiste du dimanche), plus besoin d’aller voir ailleurs : la gamme à la Lavande, dont un fluide aux senteurs piquantes de Provence.
Autant vous laisser imaginer quelle joie fut la mienne, joie brutalement coupée dans son élan par ma dernière visite à la boutique, hier après midi.

Là, je vous vois trépigner devant votre écran de PC, je n’ai donc pas le cœur de vous faire languir plus longtemps : pourquoi suis-je aujourd’hui si désespérée, me direz-vous ? Quel était l’intérêt de cet article qui semble n’avoir pas de fin ?
La réponse est simple et tient en quelques mots : la gamme lavandesque (je sais pertinemment que ce terme n’existe pas, mais j’ai l’esprit résolument  Boris Vian, j’adore inventer de nouveaux mots) ne se fait plus.
Sérieusement, hein, ils ne sont pas en rupture de stock, que nenni. Ils ont simplement décidé, je cite « d’améliorer le produit et d’en sortir un autre », sous le fallacieux prétexte que des gens (je suis au regret de le dire, certainement lents d’esprit) se sont plaints de l’odeur de LAVANDE (c’est sûr que quand j’achète de l’eau de rose, c’est un scandale si cela ne fleure pas la myrtille, les méandres de l’esprit humain m’étonneront toujours)

Mais l’Occitane tu ne te rends pas compte que c’est une clause de rupture (oui, même si j’aime beaucoup ta crème à l’Olive) ? Comment peux tu me faire un coup pareil, après des mois de bons et loyaux services ?
J’ai l’impression d’avoir été lâchement abandonnée par l’amour de ma vie, au moment même où je m’étais habituée à sa présence.