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30.04.2008

Et s'écrire, un peu...(partie 3 des réponses)

Je prends 5 minutes pour vous poster mon article, encore plus long, mais que cela ne devienne pas une habitude, nom d’une grenade ! (j’adore ce genre d’expressions totalement burlesques, j’ai surtout pensé à la grenade parce qu’entre nous, je me boirais bien un Diabolo grenadine maintenant) :suite de notre Trivial Pursuit Bloguesque (on pourra dire que je vous ai tenus en haleine –ou alors perdus dans ma jungle de mots) ; comme ça fait tout de même plusieurs pages, cela vous laissera quelque chose à lire pendant que je serais enfouie la tête la première dans les contrats administratifs. Je me déculpabilise comme je peux.
Je vous annonce fièrement, au passage, parce que je ressens ce besoin fondamental de vous raconter mes exploits, que ma lettre de motivation commence à prendre bonne tournure. Croisons les doigts.

Pour Lauren  d’abord, parce qu’elle a besoin de se détendre après les piaillements de sa nièce pantalonophobe ;)
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* Les 5 pires films que j’ai été voir 
Ils font partie d’un tout ; dans le mot pire il n’y a pas forcément ceux que j’ai foncièrement détestés, mais aussi ceux qui m’ont déçue, en qui j’avais mis de grandes espérances et qui n’ont pas tenu, à mon sens, la distance. C’est la raison de l’apparente hétérogénéité de cette liste.

- Il y en a un qui me vient tout de suite à l’esprit : Matrix Revolutions
 Dans mes connaissances, j’ai pas mal de passionnés de fantastique (entre autres choses) et il faut bien avouer que Matrix, ça a eu un impact incroyable chez tout ce petit monde, sonnant un peu comme l’âge d’or, le renouvellement du film de SF (là je parle pour ceux qui n’auraient pas vu, ou eu la possibilité de voir, l’excellent « Dark City », sur lequel Matrix a bien pompé comme il faut, et qui, dans l’effervescence du moment, est passé complètement inaperçu)
J’ai rarement vu un film aussi prétentieux, qui se donne des airs sans en avoir ni la contenance ni le fond ; je ne suis pas amatrice des films didactiques dans lesquels les chemins de pensées sont totalement linéaires, au contraire. Mais force est de constater que dans cet opus (une saga qui aurait largement mérité de s’achever au premier épisode) des tas de pistes sont lancées n’importe comment sans une once, un semblant de réponse, juste pour faire genre « nous sommes des intellectuels et nous pouvons discourir sur le sens du monde mais bon pas trop quand même »
On se croirait dans un sketch des Inconnus, les effets spéciaux (d’accord, je reconnais que c’est bien fait) en plus.

Et que dire de cette histoire d’amour complètement crétine qui vient parasiter l’ensemble du film, déjà bien mauvais, avec des dialogues ultra poussifs, des acteurs au bord de la dépression et une mythique scène de fin pendant laquelle j’ai nerveusement gloussé, m’attirant les foudres d’un ami à ma droite, alors que Trinity agonise pendant de longues minutes intenables tout en tenant quand même à dire à Neo qu’elle veut lui dire ce qu’il fallait qu’elle lui dise mais qu’elle n’avait pas eu le temps de lui dire (mais tu vas crever, oui ?!)

- Même registre, mais se prenant moins au sérieux quand même : les 4 Fantastiques
Déjà d’un, je n’ai fondamentalement rien contre le physique de Jessica Alba, mais je trouve totalement tordue l’idée consistant à métamorphoser une jolie femme typée latino méditerranéenne en blonde aux lentilles bleues absolument immondes, qui lui donnent au final un air d’extraterrestre des années post « Les Innocents » (transposition du Tour d’Ecrou, version futuriste un rien Kitsch). Ensuite, c’est mal joué. Oui, surtout à cause de Jessica Alba, qui est très mignonne certes (sauf dans le film en question) mais semble visiblement incapable d’aligner plus de 3 expressions faciales sur l’ensemble de sa carrière. Enfin, c’est super cliché, typiquement le genre de films dont tu sais le début, la fin, le milieu, avec un héros super brillant mais comme par hasard  totalement nul dans les relations sociales, une héroïne à la Smallville qui va se consoler en s’encanaillant dans les bras du vil gros méchant de l’histoire que dès le début, tu te doutes qu’il va mal finir, un « bogosse » prétentieux et charmeur à souhait, un scénario cousu de fil blanc et des scènes d’humour pendant lesquelles nos personnages tentent désespérément de faire sourire le spectateur transi d’ennui.

- Irréversible. En même temps, j’étais prévenue, n’est ce pas.
Je n’ai rien à dire sur ce film, n’ayant pas encore compris, à ce stade de ma réflexion, pourquoi j’étais allée le voir chez un copain, alors que j’aurais mille fois mieux fait de rester chez moi sous la couette à visionner « 10 bonnes raisons de te larguer ». Peut être que je voulais jouer mon intello de service et gravement me la raconter en cherchant du symbolisme dans des images atroces, juste pour me démarquer du commun des mortels.
 On était nombreux d’ailleurs à cette soirée, tout le monde a souhaité arrêter le film.

- Orgueil et Préjugés version Keira Knightley
Bon, c’est un fait, je n’aime pas miss Knightley. Elle passe son temps à minauder dans ses films, avec sa simili moue craquante que moi je trouve juste horripilante, mais passons. En lui-même, même si le film n’est pas non plus un chef d’œuvre, loin s’en faut, il n’est pas trop mal. Mais il souffre terriblement de la comparaison, inévitable, avec la série de la BBC mit Colin Firth et Jennifer Ehle.
Académique, linéaire, occultant toute l’ironie sous jacente aux romans de Austen pour ne se concentrer que sur le traitement des images (par ailleurs très belles) et de l’histoire d’amour, un peu trop modernisée à mon goût (et depuis quand Lizzie vit elle près d’une porcherie ? Qu’est ce que c’est que cette vision de l’Angleterre, censée être bucolique et qui souvent dans le film n’est que crasseuse ? Et depuis quand aussi on oublie les convenances au point de se donner rendez vous dans une chambre en chemise de nuit et sortir toute seule au petit matin ?)
Je vous accorde que je suis un brin tatillonne, mais j’ai été vraiment déçue de ce film vu que tout le monde s’extasiait devant : il n’a ni la beauté émotionnelle d’un « Raison et Sentiments « d’Ang Lee, ni le panache et la subtilité du téléfilm de la BBC.

- Troie, Wolfgang Peterson
Une adaptation ratée de la Guerre de Troie, avec son quota de cuisses masculines, d’émulations viriles, de prisonnières captives et d’actrices blondes. La moindre des choses, quand on a la prétention de faire un film sur un tel monument, c’est de se renseigner un petit peu sur les différents éléments du dit passage ; nul n’est non plus obligé, si la lecture lui insupporte, de se dévorer la totalité de l’Iliade et l'Odyssée, on peut aussi se référer à l’agréable roman de Marion Zimmer Bradley, « la Trahison des Dieux », incursion de la dame dans les mythes grecs, délaissant pour un temps les Celtes et leurs secrets.
Le must ? Il manque carrément Cassandre.
Là aussi, ça se passe de commentaires.


* Les 6 livres que je n’ai pas aimés

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  - Kim, Rudyard Kipling
Je l’ai lu très jeune, depuis je n’ai pas osé le reprendre, mais à l’époque il m’était littéralement tombé des mains. Je n’ai pas de souvenirs plus précis, juste que ma lecture avait été laborieuse, pénible, et m’avait un peu essoufflée.

- 7 jours pour une éternité, Marc Levy
J’ai plusieurs fois essayé de lire les romans de cet auteur : autant le dire tout de suite, j’ai horreur de ce genre de lectures, cela ne me correspond pas du tout. La forme est simpliste, je me suis souvent dit que c’était peut être  une méthode plus facile pour transmettre de l’émotion, beaucoup d’écrivains l’ont d’ailleurs utilisée à bon escient, mais avec lui rien à faire ; les mots se suivent et forment une guirlande terne, vaguement nauséeuse même parfois, il navigue toujours entre deux clichés et trouve rarement le sentiment juste à exprimer : consensuel et convenu. Autant « et si c’était vrai » pouvait se révéler plein de fraîcheur, à défaut d’originalité, autant ce titre m’a laissée écoeurée de tant de vacuité.

- La Terre, Emile Zola
Zola est un de mes écrivains préférés ; j’admire tout autant son opiniâtreté à tisser des histoires qui, à l’époque, faisaient grincer des dents la bourgeoisie et la critique, que son  habileté, rarement égalée de nos jours, à faire naître la beauté et la grâce d’horreurs, de faits divers et de personnages troublés. Ses descriptions de Paris, volontairement touffues et étouffantes, m’ont souvent happée comme de l’intérieur, les portraits de héros voués aux affres de la noirceur et de la déchéance me fascinent, à l’instar des romans, à présent quelque peu boudés, d’Eugène Sue, sur qui a largement copié Hugo pour rédiger les Misérables.
Seulement la Terre m’a laissé un goût amer dans la bouche, une vague impression de malaise ; certaines scènes m’ont semblé outrancières, l’inceste régnant dans les milieux paysans, la crasse et la boue qui s’en dégageaient, l’instinct purement fauve, bestial, des hommes envers la chair, ce rapport constant à Gaïa et au sexe…Le thème du roman est magnifiquement traité, mais dérangeant.

- Le cercle magique, Katherine Neville
Un must du genre, d’élogieuses critiques, pas d’idées préconçues sur les achats que je devais faire, et cette envie de découvrir un nouvel écrivain, m’ont conduite à me procurer ce livre qui était tellement ridicule (avec des rebondissements en veux tu en voilà erratiques à souhait), mal écrit et inintéressant que je ne m’en souviens même pas. J’ai lutté je crois pour l’achever, et pourtant la lecture je suis en général très preneuse, c’est dire.

- Le Mystère des Dieux, Bernard Werber
Il fut un temps où j’aimais Bernard Werber.
Beaucoup s’écriaient au scandale parce qu’il faisait de la vulgarisation pseudo scientifique, mais il faut reconnaître à son cycle des « Fourmis » (sauf les derniers tomes, et voilà ce que c’est que de tirer sur la corde) une certaine portée ; ce n’était pas si mal écrit, quelques passages étaient même très beaux (par ailleurs je venais de voir Microsmos, ça a peut être joué, qui sait), l’histoire en elle-même de cette guerre de Sécession entre modernité et âge ancien via des insectes recelait suffisamment d’originalité pour m’accrocher ; « Les Thanatonautes » a achevé de me convaincre. Si ce n’était pas toujours de la grande littérature, c’était un conte, avec un semblant de véracité, qu’il fallait savoir prendre comme tel, et qu’on pouvait interpréter comme on le voulait...
Seulement après, l’auteur a commencé à se fourvoyer dans des suites, oscillant entre le très bon (l’Empire des Anges, cocasse et salvateur lors d’une baisse intempestive de moral), le moyen et le franchement médiocre…A trop vouloir continuer dans le même registre, il commence à m’ennuyer, à tourner en rond, à user ses personnages et ses contes jusqu’à ce qu’on puisse s’apercevoir que, finalement, la trame n’est pas en soie, mais en banal coton.

- Les ailes de la Colombe, Henry James
Je n’ai jamais pu l’achever à ce jour, ce qui me paraît étonnant puisqu’il m’arrive de lire du Proust, et qu’à l’époque du collège j’avais fantasmé sur « la Princesse de Clèves » que tout le monde maudissait copieusement. J’apprécie l’écrivain, le fin psychologue qui se cache derrière les mots et le rythmé des phrases langoureuses, j’ai lu avec délectation « ce que savait Maisie » et « la Coupe d’or » (aucun rapport avec Harry Potter ;)), mais ce bouquin là, je ne peux vraiment pas. J’ai retenté, pourtant…
Il y a des ouvrages comme ça.


* Les 5 horreurs musicales qui m’ont traversé les oreilles

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- M Pokora (toutes ses chansons me font le même effet)
Je ne comprends pas comment les filles peuvent se trémousser sur une telle musique, à moins que ce ne soit un problème purement générationnel (de mon temps –vive l’âge des centenaires- j’ai aussi eu droit à mon quota de bouses types G Squad, dont je connais encore pour le plus grand bonheur de mes amis la quasi-totalité des paroles (et quelles paroles, du pur Prévert)). Je déteste absolument tout chez ce type : son côté bad boy complètement préfabriqué avec les décalcomanies sur les bras, les cheveux gominés et la fausse ressemblance bien cultivée avec Justin Timberlake, l’hystérie des prépubères dès qu’il apparaît quelque part, le manque flagrant de personnalité dans sa musique, ses baggys cradingues et laids et surtout les tee shirts à son effigie qu’il porte parfois dans ses clips.
Un monument de superficialité à lui tout seul.

- I like to move it, Reel 2 Real
Affreuse ritournelle bénéficiant d’un clip aux images tout aussi affreuses, et de la voix harmonieuse du chanteur dont je ne sais toujours pas ce qu’il est devenu (mais en même temps je m’en moque un peu), le genre de chansons nulles qui reste dans ma tête toute la semaine. I Like to mooooove it, mooooooove it…
Et voilà, ça me reprend.


- Fergalicious,
Fergie.
Que dire sur Fergie sans trop faire ma langue de vipère ? C’est la M Pokora féminine et américaine, refaite des pieds à la tête, le visage perpétuellement figé sur une expression béate et un sourire crispé, des sourcils magnifiquement cheap qui me font à chaque fois penser que si cette pauvre fille avait vraiment des amis dans la vie, ils lui auraient confisqué depuis longtemps sa pince à épiler. Trop tout : trop maquillée, trop vulgaire, trop Barbie
La chanson commence avec des booms booms comme je les aime, le genre de musique que mettent bien fort les beaufs dans leur voiture tunnée, et ça continue dans le même registre, la voix trafiquée et les effets de synthé ou de matériel quelconque sans aucun doute utilisés en la circonstance par un DJ bourré et sous l’influence de LSD.

- les Bobos, Renaud
L’artiste m’énerve prodigieusement, il faut dire aussi que ça n’aide pas. La seule chanson qui me touche de lui, c’est « Mistral Gagnant », avec sa musique un peu fêlée et ses paroles nostalgiques ; mais alors ce morceau là, cette dénonciation (et d’abord pourquoi le terme même de dénonciation, comme si c’était un crime) des Bobos, comme on les appelle, m’insupporte au plus haut point. Dans le genre « j’enfile les clichés, je les enrobe d’un joli paquet et fais passer mon message pour une révolte qui est aussi ma marque de fabrique parce que je suis un artiste super torturé et oui », il se pose là, fièrement en plus. Avant que vous n’interprétiez mal mes propos, je précise que je ne suis pas moi-même une bobo (je regarde malheureusement très peu Arte, ce serait au détriment des Simpsons ;))…
Juste que sa chanson manque de doigté et d’intelligence, c’est tout.

- If you’re not the One, Daniel Bendingield
Ah lala, la chanson sirupeuse par excellence, taillée soit pour les slows en amoureux à côté d’un feu de cheminée et d’une bouteille de champagne (ambiance made in « les Feux de l’amour », vous voyez quand je veux, je peux être une fille super cultivée, et pour ça, pas besoin de Arte) soit pour faire déprimer les filles ayant le malheur d’être célibataires dans ce monde parfaitement calibré pour que, passées 25 ans, les jeunes femmes en question se sentent coupables de n’avoir pas encore trouvé chaussure à leur pied et pondu un moutard parce que « c’est ça la vraie vie ». Ce morceau me sort par les trous de nez, à une époque c’était l’overdose il passait toutes les trente secondes en boucle, une infamie auditive qui, couplée avec les gémissements lyriques du chanteur, avait fini par me faire boycotter la radio.

Et je termine par les questions de Amy.

* Les 5 personnalités que j’admire

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- La comtesse de Ségur
Cela n’a l’air de rien comme ça, mais en son temps elle a vraiment révolutionné le monde de la littérature enfantine.
 Pour la petite anecdote historique, cette jeune femme, exilée de sa Russie natale, des immenses forêts et des plaines qui lui tenaient tant à cœur, s’est aussi retranchée plus encore dans la solitude, après son mariage malheureux d’avec un dandy (Eugène de Ségur) qui la délaissait, et à qui répugnaient ses manières fraîches, directes, et l’âpreté de ses mots d’amour trop francs. Confrontation entre deux mondes, l’un murmurant sous les velours et broderies des alcôves françaises, l’autre vibrant d’une longue plainte slave, confrontation dure qui devait mener Sophie au bord d’une dépression noire, et sans fin.
Il lui faudra attendre l’âge des cheveux blancs, et des rides prononcés sur son visage toujours prêt à rire aux éclats, pour commencer à écrire les histoires qui l’ont rendue célèbre, histoires qu’elle avait d’abord racontées à ses filles, lasse de la niaiserie des contes d’alors. En effet, si les aventures de Sophie ont un peu vieilli, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle en bannit soigneusement toute sottise, tout abrutissement de l’âme enfantine, donnant même dans son dernier ouvrage (« Après la Pluie le beau temps ») à son héroïne une culture qui rivaliserait avec celle des hommes : avant gardiste, la Comtesse de Ségur. Elle avait bien compris que les femmes se lasseraient, dans les années à venir, de leur rôle effacé, et lanceraient fièrement leur indépendance comme un étendard de sang sur leur inertie coutumière.
 Peu à peu, ses livres ont pris corps, rédigés lors des soirs d’été dans sa maison de campagne (les Nouettes), solide refuge aux excentricités et aux épuisantes conventions sociales de Paris ; puis, s’est créé autour d’elle un noyau d’artistes, dont le fameux Eugène Sue, s’évadant
des salons mondains pour venir achever leurs œuvres dans ce havre tranquille.


- Simone Veil
Parce qu’elle a réussi, après un passé des plus douloureux sur lequel je ne reviendrais pas, à s’imposer dans le domaine terriblement masculin, même encore de nos jours, de la politique (d’après mon charmant professeur de droit constitutionnel dont je tairais le nom pour des raisons que vous comprendrez aisément, la femelle n’a rien à y faire, et à chaque fois qu’on s’est penché sur le cas de la politique féminine ce fut pour y déceler de profondes erreurs, une incompétence totale et une nullité irrémédiable.
Voilà.
 Tant de Misogynie ne s’invente pas, à ce stade, mais se contente de se ressentir. Bref)
Parce qu’elle a imposé la loi de 1975 sur la possibilité de disposer de notre corps comme on l’entend, mettant ainsi fin aux avortements clandestins dans des bouges crasseux, faisant respirer le droit avec son temps, contribuant à son adaptation aux nouvelles mœurs de vie et rompant le cliché qui voudrait que le domaine juridique soit tenu par des barbons conservateurs incapables d’un minimum de cohérence avec les besoins réels d’une société en évolution permanente.

- Van Gogh
Un des peintres que je trouve le plus touchant. Touchant dans beaucoup de sens, d’ailleurs : parfois dérangeant dans les teintes choisies, volontairement crûes, presque criardes, dans les lignes erratiques des visages qu’il dessine et la folie qui rôde en dessous de chacune de ses œuvres, attendant qu’on la décèle au hasard d’une couleur plus vive encore que les autres, ou de pointillés rageusement disposés. Parfois émouvant dans sa vision des choses et des êtres, dans l’incandescente torture de ses tournesols prisonniers de la toile, plongeant inexorablement vers une déchéance programmée, dans l’irréelle beauté d’une nuit étoilée, contournant avec malice le cliché, mêlant le jaune prononcé au bleu sombre d’eaux étranges, comme une seconde porte vers un autre monde…Ses œuvres sont profondément internes, elles ne sont que le fruit d’un long ressenti, et c’est bien, à mon sens, ce qui en fait en partie son succès ; même si on ne possède pas toujours la clé pour y pénétrer, son univers attire, parce que sur la toile, il étale ses sentiments avec la peinture, de telle manière qu’on ne puisse plus faire la part des choses entre l’un, ou l’autre.

- Philippe Pinel
Comme je l’ai déjà évoqué au détour de mes premiers articles, avant de me lancer dans une carrière juridique, j’ai fait médecine :lors de la première année, nous avions des cours parfois totalement rébarbatifs, destinés avant tout à tester la résistance des étudiants face à un flot de connaissances inutiles, et leur capacité à apprendre par cœur tout et son inverse…La sélection avait en soi un petit côté faussé dès le départ, mais ce n’est qu’une parenthèse que je vais vite refermer, avant de passer pour l’aigrie de service.
Cependant, et heureusement, j’ai aussi appris des tas de choses sur l’histoire de la médecine (comme vous vous en doutez, ça a été, et de loin, ma meilleure note), la déontologie (que certains feraient mieux d’appliquer ensuite) et des rudiments de psychologie ; parmi ces heures, un peu plus intéressantes que la moyenne, certaines étaient consacrés aux avancées de la psychiatrie. C’est là que, pour la première fois, j’ai entendu parler de Pinel, un célèbre aliéniste qui, peu à peu convaincu que les traitements de chocs, chaînes et autres barbaries, étaient en l’espèce fort peu adaptées aux dérèglements de l’esprit humain, a largement contribué au renouveau de la science « du corps, de l’âme, du cerveau et des idées ». On lui doit notamment un classement des différentes maladies mentales.
J’ai beaucoup d’admiration pour les personnes qui, allant à contre-courant des idées reçues et des grandes tendances majeures, ne se contentent pas de suivre une pratique trop longtemps inerte, enseignée comme une science sans en avoir la rectitude, font avancer un peu, à leur manière, les connaissances et les mentalités…Armés d’une simple bougie qui, au fur et à mesure, étend sa luminosité au-delà des limites déjà acquises.
Je me suis bien sûr penché sur son œuvre, et sur celle d’autres grands aliénistes, suite à ce cours, mais je n’en parlerais pas ici (parce que je ne veux pas vous ennuyer, tout de même, et faire ma moralisatrice intellectuelle et snobe…Je le fais déjà suffisamment comme ça ;))

Un petite dernière pour la route, catégorie mise à part car elle ne concerne plus tant une personnalité « connu » qu’un homme, pour qui j’éprouve beaucoup de respect et d’estime -- --- Un de mes professeurs de droit
Ce choix peut sembler étrange : seulement, si j’accorde beaucoup de prix à la culture et à l’intelligence de ceux qui savent la manier avec tact  et humour, j’apprécie encore plus l’humilité qui accompagne parfois la dite intelligence ; les hommes, au demeurant brillants, mais qui se gargarisent tout seuls de leurs bons mots, observent le reste de l’univers comme un repère de mécréants fangeux tout juste bons à écouter leur monologue, me font plus sourire qu’autre chose. J’ai l’impression de revenir en arrière quand, dans l’ambiance enfantine des cours de récréation, des sauts à l’élastiques, du bruit sourd des ballons résonnant sur les murs un peu effrités de mon école primaire, nous jouions, avec un regard biaisé, à la maîtresse, glorifiant notre pauvre savoir, relatif, devant les camarades béats. La pose théâtrale du joueur qui ne sait au final que jouer, sans jamais véritablement être.
Le professeur dont je vous parle évite soigneusement ces travers de l’enseignement et de la représentation un rien pompeuse, et ne nous donne jamais la sensation de ramper misérablement à ses pieds en attente d’un coup fatal ou d’une caresse furtive (ce genre de caresse qu’on fait, un peu par inadvertance, sans vraiment y penser, aux bons chiens fidèles) : il nous encourage tous, autant que nous sommes, à progresser. Jamais il ne dira à un étudiant qu’il n’est pas capable d’y arriver, tout au plus se permettra t’il d’affirmer que la volonté est importante, dans cette course d’endurance que nous vivons, au quotidien.

* Le top 5 des hommes que je trouve les plus attirants

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La beauté est subjective, dit on. Elle varie d’un homme à l’autre, d’un ressenti à l’autre, d’une émotion balbutiante à l’extase affirmée…
 
- Michael Fassbender
Il y a quelque chose d’infiniment troublant dans ce mélange des cheveux foncés, d’une peau pâle, et des yeux très clairs, des yeux d’eau…Ce type n’est pas le plus beau de la Terre, mais il suinte la sensualité : je défie n’importe quelle fille de regarder « Hex, la Malédiction » -petite série britannique à l’atmosphère très étrange-  sans ressentir une pointe d’envie lorsqu’il se met à déclamer ses répliques avec son air de vil démon torturé…Quand je pense à toutes les filles qui se pâmaient à l’époque devant la niaiserie d’Angel (attention référence culturelle, je vous parlais de Angel dans Buffy, vous savez ce vampire craignos qui n’a eu d’intérêt à mes yeux que quand il a commencé à devenir gravement sadique)
Pour info, Michael joue également très bien, ce qui n’est pas négligeable quand on est acteur (n’est ce pas Diane Kruger ?) : il s’est illustré plus récemment dans « 300 » (un film archi violent à l’esthétique ultra léchée)  et dans « Angel » (dont je ne vais pas vous parler ici parce que je préfère carrément en faire un article à part entière)


- James Franco
Une frimousse intéressante, qui je pense va le devenir plus encore quand il va passer le cap de la trentaine, ce style de visage qui, en prenant de l’âge, gagne en profondeur. Un petit air de James Dean, et surtout un sourire absolument charmant (le seul atout de cette monumentale arnaque de Spiderman 3). A ce jour, son plus beau rôle est celui qu’il joue dans le film « Dans la Vallée d’Elah » (film que j’ai bien aimé, je le signale au passage. Avec en plus une Charlize Theron inhabituelle, ce qui je pense a fait du bien à sa carrière)

- Paul Bettany
Alors là, j’attaque l’un de mes plus grands fantasmes, j’ai nommé Paul Bettany.
J’aime tout chez cet homme : son regard perçant, son visage d’ange déchu, son inquiétante blondeur, la facilité qu’il a à se fondre dans la peau des différents personnages, jusqu’à les habiter de l’intérieur. Cette sensation fugace qu’il appartient à un autre temps, celui des acteurs d’autrefois ; je ne le trouve jamais aussi attirant que lorsqu’il joue un rôle en costume (Master And Commander est mon dernier souvenir de lui au ciné) ; c’est dommage justement qu’on ne le voit pas plus souvent (De grâce ! j’en ai un peu ma claque, je dois l’avouer, des Orlando Bloom à la figure virile mais au jeu monolithique, ou des Jude Law craquants mais sans grande envergure)

- Goran Visnjic
Juste pour lui j’ai continué à regarder Urgences, alors même que la série sombrait dans le pathos à rebondissements et que, disons le, Abby m’insupportait de plus en plus. Mon côté midinette, sans doute (cette scène mythique où il se met à parler en Croate, les yeux si expressifs, s’animant aux consonances de sa langue maternelle, m’a récompensée de mes patients efforts pour ne pas éteindre de frustration devant le spectacle de Wonder Abby, la fille à qui les scénaristes ont tout fait subir, mais qui arrive toujours à s’en sortir…J’ai presque envie de dire, parce qu’elle le vaut bien, mais je vais me retenir)
Juste pour lui, je me suis procurée un dvd de Spartacus, plus de 2 h interminables à essayer de nous faire oublier la précédente version (mais il a de belles gambettes, donc voilà ;))

- Patrick Wilson
Je l’ai découvert bramant son amour impavide à Emmy Rossum dans « le fantôme de l’Opéra » (qui entre nous n’est pas si mauvais que ça, après tout il ne faut pas oublier que c’est une comédie musicale), il ne m’avait pas des masses marquée (le rôle, certes, n’y contribuait pas, il paraissait bien falot à côté de Gérard Butler et de sa voix rauque et sensuelle). Mon intérêt s’est éveillé après avoir vu « Little Children » (je crois qu’il a aussi joué dans un film type Saw, mais n’étant pas amatrice de sutures et autres joies de la chirurgie sans anesthésie je n’en sais pas plus que vous sur la question), film dans lequel son potentiel explose, aux côtés de Kate Winslet (actrice fétiche). Très charismatique, cet homme.
Affaire à suivre, en ce qui le concerne…

29.04.2008

Stand By

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Je suis en plein dans mes lettres de motivation pour mon master 2 (d’où mes absences sur vos blogs respectifs, je les lis mais je ne commente pas toujours, je sais c’est honteux)
Je pensais que ça allait être hyper facile, vu qu’écrire c’est un peu mon Eden personnel, et que j’ai réussi à trouver des M2 correspondant tout à fait à ce que je compte faire plus tard (entendez par là, ma vie professionnelle mirifique) mais en fait la réalité est toute autre, je rame lamentablement. J’essaie de faire à la fois mature et original, sérieux mais pas rébarbatif, quelque chose qui sorte un peu de l’anonymat sans en faire des tonnes. Et bien ce n’est pas gagné, il m’a fallu presque deux jours pour parvenir à un résultat qui me convienne.
Et mes révisions ont évidemment pris du retard.
Je risque donc, dans les jours à venir, d’être moins présente.
Qui a dit que j’étais en vacances ? ;)

27.04.2008

Et s'écrire, un peu...(partie 2 des réponses)

Encore une fois je soulève le drapé autour de ce que je suis (et encore une fois, cet article va être d’une épouvantable longueur. Mais je me console en me disant que depuis le temps, vous devez y être habituées. Je me rends compte, avec ce questionnaire en particulier, que j’ai toujours eu du mal à faire simple, concis et efficace, c’est terrifiant il faut que je m’étale, que je m’étire…)
Bien, trêve de blablateries, place aux réponses. Sinon je sens que je vais encore passer de longues heures à disserter, sous le regard réprobateur de mes cahiers, des fiches éparses, des stylos de couleurs et des manuels aux pages écornées. Et croyez-moi, ils peuvent très bien me faire passer pour une paresseuse finie.

La première personne à qui je répondrais ce soir, c’est Mary, Pleurniche, bobos et beaucoup de justesse dans les propos
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* Mes 4 plus gros doutes (oui, je triche, mais je vais me rattraper sur une autre question) :
- L’amour ? : j’avoue, avec beaucoup de franchise et un soupçon de mélancolie, que c’est un de mes plus gros doutes. Sur certains sujets, ce qui peut sembler des plus paradoxal étant donné ma volubilité naturelle, je reste sur la réserve : peu démonstrative, pas très tendre, je garde solidement serrées contre moi, en moi, les émotions que je peux ressentir, ce qui donne souvent l’illusion que je suis d’une incroyable froideur…Le côté follement amoureux m’a toujours laissée dubitative, de même que les grands épanchements lyriques sur fond de béatitude, de Te deum et d’oiseaux gazouillants.
Suis-je capable d’aimer comme on l’entend d’ordinaire ? Est-ce que mon apparent mutisme jalonne de prismes opaques, toujours trop opaques, les relations qui pourraient naître en moi et l’autre ?

- est ce que j’aurais le temps ? A voir et subir la vitesse sur laquelle danse ma vie, j’ai parfois l’impression que ce sont mes pas qui ont pris la cadence, solides et réguliers, mais pas les battements de mon cœur, ni les errances de l’esprit…Comme si je m’étais trop souvent penchée sur un manège au rythme brisé, à la musique aigrelette, jusqu’à en avoir parfois la nausée ; sous toutes les images qui se brouillent et les années qui passent, il reste parfois peu de place pour les projets futurs. Alors, est ce que j’aurais le temps, est ce que les aiguilles vont stopper leur course et me laisser juste quelques secondes pour faire tout ce dont j’ai envie ?

- L’amitié est elle éternelle ? Quand on sort tout juste de lycée, cette question ne se pose même pas. On se promet de grandes retrouvailles, des liens étroits qui briment nos poignets, mais ne nous blessent pas, du moins pas encore. On se jure des mots tendres et on se noie de paroles, sur le sens de l’amitié, sur le sens du devoir, et sur nous-mêmes ; et on oublie un peu qu’après tout, nous ne sommes que des enfants, longtemps confinés dans des salles exsangues aux murs ternes et à l’espace trop serré pour contenir nos rêves. Des enfants qui, sautillant gaiement de ci ou de là sur un sentier maintes fois retracé, se retrouvent brutalement livrés à des choix. Petit copain, petit ami, fiancé. Mari.
Etudes, diplômes, stages. Carrière.
Colocation, studio, appartement. Maison avec un jardin, ou pas. Où l’air peut entrer de son plein gré, où l’amitié demeure, inchangée, vivace brise de printemps ; ou pas.
Je suis parfois déçue, je l’avoue. Déçue de voir que les gens peuvent autant varier, jusqu’à renier une partie de ce qu’ils ont été ; parce que justement, c’est cette partie que j’ai aimée.
Alors je conserve un noyau solide d’amis fidèles, et finalement apprend à laisser dénouer les anciens souvenirs…Les filaments à terre.


- Dans quel monde vivons-nous 
? La question mère de toutes les autres « qui sommes-nous, où allons-nous », un peu revisitée pour les besoins de ma petite cause personnelle. Je ne parlerais pas ici de décisions politiques, françaises ou mondiales d’ailleurs, que je trouve parfois regrettables, mal amenées, mal rédigées, propices aux mésententes futures…Je ne parlerais pas non plus de cette sensation, diffuse mais réelle, que le monde artistique s’englue dans une facilité languissante, jusqu’à l’inertie. Ce que je vois surtout, au quotidien, c’est le caractère des gens, leur façon de réagir face à certaines choses ; comme je le disais dans l’article précédent, l’être humain (dans toute son évidente complexité) me fascine, mais parfois, il me répugne un peu aussi…

* Mes 5 plus grands rêves :
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  - Vivre plus intensément : Parfois, j’ai des envies de fureur ; un lancinant besoin de mordre, de lacérer de mots et de papier les entraves qui me pèsent, qui m’alourdissent…Comme si j’étais en sommeil depuis des années, malgré mes efforts pour secouer la neige qui s’est accumulée sur mes épaules, il en reste toujours des parcelles, qui fondent, tracent des rigoles et des arabesques, et se moquent bien de moi.

- Pouvoir écrire plus souvent
 : du temps où je le pouvais encore, je rédigeais de nombreuses nouvelles, que je publiais ensuite sur le site Internet dont je m’occupais (dont je m’occupe encore, mais avec moins de patience, et plus de fatigue).
J’écrivais, prise de frénésie, tellement vite, et avec tant de fièvre, que ma main en tremblait.
J’écrivais pour être lue, oui. Mais pas toujours.

 J’ai aussi écrit, pour moi seule, des mots que je n’ai jamais lus à haute voix, de peur d’en briser le charme trouble, de peur de déchirer le drap de soie entourant mes épaules de son voile opalin, les illusions, silhouettes aux longs cheveux d’un blanc éteint, dansant au creux de mes iris. J’ai noirci des pages et des pages, la plume serrée sur mes jointures à les meurtrir, dans une boulimie vomissante de phrases et d’images grondant en fond de moi, attendant de s’exprimer, j’ai noirci les parchemins et des cahiers aux carreaux trop petits, alors que le ciel lui-même fonçait, sous les nuits orageuses, comme s’il me comprenait…
J’aimerais pouvoir, un jour, poursuivre ses idées qui m’obsèdent, les images qui m’assaillent, les lier pour toujours à l’encre et aux esprits qui me liront.

- Avoir l’argent nécessaire pour entreprendre des voyages insensés : les voyages dont je vous ai parlés, destinations nouvelles et dépaysantes. Etre ailleurs.

- Pouvoir répondre à mes désirs purement matériels mais ô combien exacerbés par mes humeurs capricieuses : comme beaucoup de filles, je cède facilement à tout ce qui brille, sinuant agréablement à mes oreilles le murmure du tissu et le frôlement du satin, mais j’ai une prédilection pour les bijoux « fantaisie », baroques, les jades aux couleurs d’herbe détrempées, les mauves étincelants, les formes étranges, les entrelacs incertains, qui vous donnent tour à tour la grâce d’une princesse de contes, égarée par quelque sortilège, dans la banalité du quotidien, ou d’une Tzigane exotique, aux chevilles souples sous la jupe en corolle.
En général, je trouve les collections des bijoux « Satellite » absolument ravissantes (mais le prix est à la mesure de la démesure créatrice en question…La moindre petite chose vous coûte la bagatelle de 50 euros)

- Rencontrer Loreena Mckennitt : j’ai énormément d’admiration pour cette artiste. Car artiste, elle l’est, sans l’ombre d’un doute, maîtresse des sons venus d’ailleurs, traversant les époques et les âges, de sa musique langoureuse, parfois traversée d’épiques moments, de douceurs orientales et de passion sauvage.
Chacun de ses albums est une invitation à délaisser nos certitudes et notre quotidien, et goûter à la fragilité de notes suspendues, entreprendre avec elle des voyages sans fin, remonter le temps, suivre les pérégrinations des Celtes et leurs chants sourds, admirer l’ancienne route des Indes. Accompagner les découvertes de Marco Polo.
Elle ne se contente pas de retracer l’histoire, elle la fait revivre : à chaque fois magique, toujours éblouissant. J’aimerais, juste une fois, pouvoir discuter avec elle de ses sources d’inspirations, des lieux antiques qu’elle a traversés, et de notre passion commune pour le non conventionnel.
Je ne peux pas résister à la tentation de vous transmettre ici le prologue d’une de ses chansons, « Dante’s Prayer », car dans le livret de ses albums elle propose toujours ses réflexions sur les voyages effectués, au gré du vent, et de ses envies. En ce moment précis, elle traversait la Sibérie.

« December 17, 1995, Trans-Siberian Railway «  It is now Day 5 on this train journey across wintry Siberia. Travelling alone, it is strange not to be able to have a conversation with anyone, but one learns how much can be conveyed through actions, body language, a look in the eye...”

* Les 5 plus belles rencontres qui jalonnent ma vie 

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- Mes amis.
Je n’ai jamais trop bien compris le système de la bande de potes, celle qui se collait toujours dans le fond du car pendant les excursions scolaires,  trop nombreux, trop bruyants. J’ai toujours été de celles qui n’ont que quelques amis, mais des amis intimes, avec lesquels on partage tant, de rires et de larmes, de souvenirs et de songes. Des amis qui sont le reflet, de moi, de nous, bien plus qu’aucun autre miroir.

- Mon site internet 
 J’ai beaucoup appris en gérant ce site : au départ, l’anonymat relatif me permettait de laisser libre cours à mes excentricités les plus débridées, j’aimais jouer mon personnage, mystérieuse et trouble, frivole et atypique, endosser des costumes et les retirer ensuite, trop vite pour qu’on puisse remarquer la figure qui se drapait dessous. Et puis j’ai rencontré les membres en question, avec beaucoup de crainte, du choc entre l’irréalité et le réel, de deux mondes qui ne se recoupent que trop rarement.
Je n’ai jamais regretté de l’avoir fait : certaines personnes font désormais partie de mon cercle d’amis, et j’ai beaucoup de plaisir à évoquer les parcours de chacun, à les revoir, dès que je le peux…A faire coïncider les masques et leurs détenteurs.


- Le musée Guimet 
Si je m’écoutais, je serais toutes les semaines le nez collé dans des musées. Bien sûr je me heurte souvent à des problèmes de temps et de disponibilité, qui rendent ses envies un peu irréalisables (et je me promets toujours que, plus tard, je rattraperais toute cette inculture notoire ;)). Ceci étant l’été dernier j’ai passé une journée entière, fascinée, perdue dans l’immensité du musée Guimet, judicieusement conseillée par une amie ; estampes japonaises et coréennes, anciens parchemins un peu usées, livres interdits et goût de l’illicite, arts asiatiques et l’odeur des siècles écoulées. Armoires impériales aux portes finement ciselées d’or, et de nacre aux reflets mouvants.
Tant de choses à voir
Pearl Buck des temps modernes, je me suis promenée d’une pièce à l’autre, regrettant parfois que les fiches explicatives ne soient pas plus éclairantes, rêvant, entre deux vitrines, aux mœurs d’antan…

- Les rencontres littéraires
En général je suis d’un œil peu attiré les explosions de prix littéraires et autres nécessités de la vie courante, censées nous faire prendre conscience des chefs d’œuvre du moment, à grand renfort de publicité tapageuse et de sourires d’initiés…Dans ce grand cirque médiatique, je me retrouve peu. Et puis, faut il le dire ? J’aime découvrir par moi-même des trésors cachés, dissimulés, ceux que l’on ne voit jamais d’un premier regard ; sans doute est ce un reste de mon enfance fantasque, bercée des illustrations aventureuses de livres abîmés et de foisonnante de jeux inventifs, du grand respect que mes parents ont pour la littérature. J’aime, au détour des ruelles parisiennes, tomber sur des petites librairies sans prétention, pleines de charme sous les écailles d’une peinture hasardeuse, ou chiner dans les rayons antiques de la bibliothèque de ma banlieue, et tomber sur un auteur dont je n’ai jamais entendu parler. Un petit livre solitaire, attrayant parce que nouveau.
Parfois, je suis déçue. Mais c’est aussi comme ça que j’ai rencontré certains auteurs, qui d’un mot, d’une phrase, pêchés ça et là en encre délétère, ont réussi à m’émouvoir, à me passionner...


- celles que l’on n’attend pas
Ma vie est souvent une succession de gestes d’une effrayante banalité, une routine soigneusement époussetée, chaque jour, et je le regrette souvent. Alors mes plus belles rencontres résident dans l’inattendu ; dans l’inattendu, il y a l’espoir, l’avenir, et l’impression agréable qu’il y a toujours quelque chose à faire, quelqu’un à voir, des traits à connaître ou des ponts à bâtir.
“Un bon voyageur n’a pas d’itinéraire fixe et n’a pas l’intention d’arriver à destination.”Lao Tzu


* 5 petites choses qui me remontent immanquablement le moral

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- Faire la fille : En somme, faire TOTALEMENT la fille. Des pieds à la tête, tout y passe : gommage, masque, hydratation en massages circulaires sur les contours du visage fatigué, caresses sur la peau toute rafraîchie des différents soins apposés, tartinage du corps (j’aime bien cette expression, ça a son petit côté gourmand) avec des laits et lotions aux senteurs de bonbons et de karité, ongles laqués de rose clair ou de beige discret, sérums capillaires et sourires ravis de moi-même. Une ode au narcissisme.

- Acheter des tonnes de livres dans lesquels je n’aurais jamais le temps de me replonger
Il s’agit d’une des choses qui me fait le plus plaisir : parcourir les librairies les bras chargés de livres en tout genre, de piles précaires et hétéroclites. Je m’imagine déjà les heures divines que je vais passer, annihilée dans les récits, l’été, allongée sur une chaise longue près de ma terrasse. Alors, en prévision de ces journées tant attendues, je chine, je furète, j’amasse et j’entasse près de mon lit, dans des cartons de rangements à l’équilibre incertain. Cela rend ma mère complètement hystérique d’ailleurs, tout ce joyeux bazar.


- Regarder Harry Potter
Je ne sais pas trop pourquoi, mais les films de cette série ont un effet des plus relaxants sur moi. Bon, je ne devrais évidemment pas le dire, de crainte d’écorner mon image de blogueuse glamour et sophistiquée (vous avez le droit de vous esclaffer après cette phrase d’une mauvaise foi totale), mais j’ai l’assurance, à chaque fois que le film sera terminé, d’avoir de nouveau le moral ; en total accord avec cette étrangeté de ma nature, je me sens tout aussi bien lorsqu’il me prend le désir de reparcourir mes livres d’enfance, observant avec tendresse les illustrations de Gustave Doré et les histoires, un peu surannées, des héroïnes d’une autre vie

- M’évader (la réponse compte double;)), en me balladant au gré de mes envies, ou de ma plume.
Quand je me sens vraiment mal à l’aise, triste pour des raisons annexes, déprimée, je m’évade. Je ne suis pas du genre à me complaire dans mon mal être et à m’y rouler avec délectation, quitte à en sortir encore plus sombre, plus chiffonnée, alors je prends mes affaires, j’enfile un manteau, et je vais me promener. N’importe où, tout me va, tant que je peux réfléchir calmement, prendre du recul par rapport aux choses, respirer un peu plus librement, sentir se dénouer les entraves autour de moi.
Je m’évade aussi, pour des besoins différents, par l’écriture, comme je l’ai déjà dit ; je couche et blottis, sur les feuilles d’un cahier, mes doutes et quelques peurs trop violentes, je les mets en forme, pour mieux les dompter. Je parle du pire, pour en faire naître le mieux.


* Les 5 choses que je devais garder secrètes, mais qui aujourd’hui sont dévoilées (parce qu’on a tous nos petits trucs un peu ridicules, qui évitent allègrement de se prendre trop au sérieux et de finir par oublier le sens même des mots sourire et légèreté)

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- La gymnastique à la fac : il s’agit d’exercices complètement délirants qui nous sont proposés, à une cadence d’à peu près tous les 3-4 mois, par des magazines tout aussi délirants, à faire chez nous ou au travail, consistant à contracter le fessier durant quelques minutes, et autres joyeusetés ridicules à souhait. Surtout quand le magazine en question vous certifie que ce sont des exercices tout à fait indécelables, et qu’un ami, la mine vaguement perturbée, se penche vers vous pendant un intercours en vous demandant si vous vous sentez bien.

- Me prendre pour quelqu’un d’autre dans la rue
En règle générale, quand mon mp3 n’a pas des velléités de révolte, j’écoute de la musique sur le trajet séparant ma demeure princière et ma fac, ou tout autre point de ralliement estudiantin. Or, quand j’écoute des chansons, c’est immanquable, je me mets à rêvasser des images qui pourraient venir compléter les sons ; le métal symphonique (oui, j’écoute aussi du métal symphonique, j’ai eu une période gothique au cours de mon existence) transforme les ruelles escarpées en monts mystiques aux neiges éternelles ; Yael Naïm me rend d’humeur lutinesque et sautillante, je peux presque sentir l’odeur des fleurs à peine coupées dans mes cheveux et le sol sur mes pieds nus. Bref, je suis dans mon petit univers mouvant et tout frissonnant, et je dois avoir l’air d’une parfaite cinglée.

- utiliser du jus de citron à multiples usages
Une vraie technique de mère Grand, dont l’efficacité n’est pas encore prouvée, sur moi du moins, mais je suis sûre qu’y croire, c’est déjà accomplir la moitié du chemin vers la béatitude. Donc, j’utilise le jus de citron pour à peu près tout et n’importe quoi : dans les cheveux (à petite dose je crois que c’est censé réguler le cuir chevelu), sur la brosse à dents une fois toutes les deux semaines (pareil, c’est normalement un puissant agent blanchissant. A mon humble avis, c’est surtout un puissant agent décapant, oui. Mais je continue quand même, vu que je suis une fille tout ce qu’il y a de plus contradictoire)

- Je suis inscrite sur des sites de potins
 Deux à trois fois par semaine, quand je ne rentre pas trop tard de la fac, je me connecte et je potine. Ca se passe d’autres commentaires.

- danser sur les Pussycat dolls (dans ma chambre, hein ?)
Oui, c’est mal et j’en ai honte. J’ai d’autant plus honte que je déteste ce groupe photoshopé même dans leurs clips, complètement vulgaires, aux attitudes avilissantes et aux yeux trop grands sous la débauche de faux cils mal placés et de mascara dégoulinant. Mais certains de leurs titres exercent une attirance des plus fâcheuses sur moi ; ils réveillent la pouffe qui sommeille.


* Les 5 meilleurs moments de la journée, de l'année...

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- le rite de la douche biquotidienne : je ne sais pas pour vous, mais j’ai besoin de me doucher deux fois par jour, pour me sentir vraiment bien. Le matin, les idées flottant encore dans cet état de brouillard endormi, divaguant, se diluant peu à peu dans les vapeurs parfumées et glissant sur le miroir brumeux de ma salle de bains.
Le soir, alors là le soir, c’est une véritable institution. Je me détache de la tension des heures trop lourdes, pleines de « bruit et de fureur » pour paraphrase honteusement Shakespeare, comme si je muais lentement, abandonnant ma peau et mes angoisses…Totalement liquide.

- Le café vanille trop sucré de ma fac : c’est un rituel sacré, celui qui, combiné à la douche, fait véritablement débuter ma journée…Les machines à café sont vétustes, elles émettent des sons entre couinements et ressorts métalliques, j’ai toujours l’impression qu’il va en sortir quelque monstre échappé d’une série B pour adolescents nostalgiques, mais au final il n’y a que moi, ce gobelet ridiculement petit pour le prix, et cette mixture adoucie par le sucre trop prononcé, l’odeur piquante et suave de la vanille, et le bruit des amphis qui se remplissent lentement.
Rituel sacré, aussi, peut être parce que je sais que dans quelques minutes, les cours vont reprendre, les mots vont voltiger et les neurones se remettrent difficilement en place…

- le dimanche soir : la fin de la semaine. C’est l’une des rares soirées où je m’accorde vraiment du temps pour répondre aux coups de fil, autrement qu’en jetant un regard inquiet sur mon réveil,  pour regarder un film sans ressentir une pointe de culpabilité fichtrement embarrassante, pour replonger avec délices dans mes romans préférés.
La pause avant la tempête de la semaine suivante. Nécessaire, et je dirais même plus, salutaire.

- Le printemps: quand le temps hésite encore entre le crachin, cette pluie fine et sournoise qui s'infiltre partout, et roule sur les épaules, les mains, et les manteaux de mi-saison, et quelques éclaircies balbutiantes.
Il me semble alors que le monde est aussi capricieux qu'un enfant, qui apprend à marcher, serrant entre ses doigts le début d'une nouvelle aube; changement et renouveau, l'inertie de l'hiver s'évapore, tout doucement...

- les déjeuners improvisés avec quelques copains: ce sont souvent les plus réussis. Les moments où on se dit que le temps est une invite licite à la détente, et où, délaissant la cafétéria un brin sordide de notre fac, on se retrouve au Luxembourg, profitant d'une accalmie pour s'évader du carcan et étaler nos jambes au soleil.


Voilà, j’ai parfois écourté un peu mes réponses, parce que je ne trouvais pas totalement 5 choses assez satisfaisantes face aux questions, mais le principal y est.
Demain, j’achèverais cette parenthèse intime avec les points d’interrogations posés par Lauren et Amy...

Moments secrets et pensées

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Voilà, je suis désolée de n’avoir pas encore mis en ligne mes réponses au jeu, mais entre les révisions de droit et la teneur même de vos questions, qui finalement me forcent à faire un retour sur moi (des plus agréables, mais le voyage est assez long, je dois le reconnaître), les journées passent à une vitesse folle et je soupçonne mon réveil de faire trotter les aiguilles exprès d’un rythme acharné. Maudit soit-il !
Je pense pouvoir (enfin) faire mon article ce soir.
Mais bref, la question n’est pas là : aujourd’hui, alors que je me connectais (sur le tard, je suis d’habitude une lève-tôt totalement frénétique dès 8h du matin, mais là je commence à sentir la fatigue peser sur mes épaules et appuyer lourdement sur ma pauvre petite tête, qui n’a rien demandé) j’ai eu des pensées (un peu comme viendrait me frapper de plein fouet ce beau soleil d’avril) pour deux personnes en particulier de la blogosphère.

- Tout d’abord Petite Marquise, la première de mes lectrices (il faut dire que j’aimais beaucoup son blog avant de créer le mien, donc elle me connaissait déjà un peu. Comment ça c’est de la triche ?), toujours au rendez-vous et d’un naturel absolument charmant, qui est toute déboussolée ce matin. J’espère que les ratures sur le papier et les nuages qui s’amoncellent vont se diluer dans le courant de la journée.

- Ensuite, Mary, qui fête aujourd’hui ses (j’ai le droit de le dire ?) 23 ans, et qui pour l’occasion aura droit au rouge sur les lèvres, aux délires futiles de l’âge adulte, et à tout mes baisers.

25.04.2008

Et s'écrire, un peu...(partie 1 des réponses)

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(oui, ce sont mes yeux et mon nez sur la photo, on se dévoile un brin aujourd’hui (mais d’un fil))

Je me suis attelée aux réponses il y a de ça une demi heure, mon problème majeur résidant dans le fait que je me sens dans l’obligation de pondre un roman pour chaque question. Je crois sincèrement que cet article va être l’un des plus longs que j’ai jamais rédigés, je vais donc le scinder en différentes parties et, si d’autres questionnaires viennent s’y ajouter j’éditerais ou ferais un nouveau post…
Ne serait-ce que pour votre confort de lecture.

Alors, les premières questions sont celles de Clotilde
* 5 choses que j’aime chez moi (physiques ou mentales) :
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- La détermination : je ne suis pas toujours la fille qui réussit le mieux, celle que l’on admire et qui brille, lumineuse et solitaire dans son coin de perfection, mais je suis quelqu’un de très déterminé. En général, même si j’accuse parfois des baisses de régime (que j’exorcise via l’écriture, comme vous avez pu le constater), je me laisse peu abattre, du moins je le masque soigneusement, et j’avance toujours, malgré les réflexions ou les coups qu’on se prend fatalement dans la figure, un jour ou l’autre. Je m’accroche, je résiste, je ne lâche plus prise et je m’entête.
Je me souviens que, sur un de mes bulletins de collège, dans une matière où je n’étais pas franchement brillante, la prof, une femme d’un certain âge, avec une bonne connaissance de l’âme humaine et de ses méandres, avait noté « élève persévérante. Y arrivera ».
Ces quelques mots m’ont fait un bien fou, et me le font toujours d’ailleurs, quand j’y repense.

- La perspicacité : en général, comme j’essaie toujours de prendre un maximum de recul par rapports aux autres, aux gens et à la vie, je suis plutôt clairvoyante. Bien sûr il m’arrive de me tromper (et oui) mais j’arrive assez vite à démêler le faux du vrai, à déceler les mauvaises langues et les esprits mal tournés, l’hypocrisie et les personnes en qui je peux avoir confiance. En somme je n’ai rien d’une oie blanche.
Cependant cela peut vite tourner à la suspicion, je vous l’accorde. C’est une contrepartie des plus ennuyeuses, aussi.

- La couleur de mes cheveux (bon, ça c’est purement physique) : cela faisait si longtemps que je ne l’avais pas vue, que j’en avais presque oublié la teinte exacte…Finalement, je me demande pourquoi je me suis sentie obligée de la changer, de la masquer, d’y ajouter des reflets, de la faire varier du noir corbeau au roux déteint. Elle n’est pas si mal.
Mes cheveux sont châtain, avec des nuances de blond noisette et quelques mèches un peu rousses (la photo du dessus a été prise dans un restaurant en pleine soirée, donc ne reflète pas foncièrement bien les teintes)

- Mes Folies passagères : j’ai un don certain pour les moments de grande Folitude (oui, c’est la contraction entre les termes folie et attitude), j’ai besoin de rire, de tout. Comme je suis assez nerveuse de base, j’en deviens vite épuisante. Mais l’avantage de ce trait de caractère c’est que je ne m’ennuie jamais, et j’espère bien que mon entourage non plus.
Cela brise par ailleurs agréablement le sérieux universitaire que je me dois de garder toute la journée.
- Mon sens de l’écoute : je n’y ai aucun mérite, il vient en ligne droite de mon éducation. Mes parents m’ont inculqué très tôt les bases du respect, de l’estime de soi et de la politesse, mais aussi de l’empathie. Je prête souvent une oreille attentive à ce qu’on me raconte, non pas par pure charité, mais parce que cela m’intéresse énormément…Cela me rappelle cette citation d’un roman de Ruth Rendell, « la Maison aux escaliers »
«  il y avait en Bell un aspect qui me plaisait beaucoup, je veux dire une de ces particularités indéfinissables: les gens l'intéressaient autant que moi. Elle était la seule personne que j'ai jamais rencontrée qui souhaitait sonder l'esprit des gens afin d'en comprendre le fonctionnement, la seule qui put parler des autres des heures entières sans s'ennuyer ou se lasser. »

* 5 chansons qui me ressemblent le plus : Pas facile cette question, j’ai mis du temps à trouver, mais je pense avoir quelques éléments de réponse
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- Excuse-moi, Zazie.
Juste parce qu’avec son petit côté bubble gum, avec des airs de ne pas y toucher, elle énonce une condition féminine, un caractère, très proche du mien. En général j’aime bien Zazie, Lio a beau dire qu’elle enfile des perles de façon consensuelle, ces chansons me plaisent bien, toujours en équilibre entre ironie et tendresse.

- Shrink, The Gathering. Une merveille de tristesse, de mélancolie et de fragilité…Cette chanson, loin des critères habituels de l’amour et de ces clichés, fait revivre l’histoire d’une jeune femme qui, consumée par une chose, une action, dont elle tait la nature, mais dont on apprend les conséquences, se meurt lentement dans les regrets.

 
I shrink and shrink
Until I'm gone
Nothing to make out of me
Oh what the hell went wrong
My heart gets pulled out
Into your direction
It's no use
You have forsaken me »

- Can’t Not, Alanis Morissette.
Un hymne, une musique qui monte en crescendo, et ce « can’t not » qui revient comme un leitmotiv…

- Old Home Movie : ce n’est pas une chanson, juste un morceau de la BO d’un film que j’ai adoré, Arizona Dream. Elle a juste ce qu’il faut de baroque, d’étrange, et de douceur ouatée. Je m’imagine toujours une vieux manoir délabré rempli de souvenirs, et de toiles d’araignées, quand je l’entends. Elle correspond à mes rêvasseries, en fait.

- Je suis liquide, de Jeanne Cherhal. C’est bien simple, on dirait qu’elle a été écrite pour moi : pétrie de contradictions, cette chanson traite des variations de la femme, de sa volonté d’être forte, et parfois d’être un peu folle, aussi. Dans le genre, son « Voilà » me parle beaucoup.
- Je triche, parce que j’aime énormément cette artiste. Et pourtant au tout début, ce n’était pas gagné, sa voix m’insupportait totalement et j’étais hermétique à son univers. Et puis j’ai écouté, en surmontant mon préjugé. Depuis, j’ai tout ses albums (je préfère à Björk, dont j’ai aussi pas mal de cds)
«  En cendres » Emilie Simon. Parce qu’elle me rappelle combien la vie peut parfois sembler rude, et cette impression de n’être que des cendres, attendant vainement l’étincelle pour se réveiller, remuer, exister.

Ah, et Je fais une autre exception pour cette artiste incroyablement talentueuse qu’est Kate Bush, trop souvent cantonnée à son Babooshka. Son monde n’a rien de Babooshkaïen, il est surtout très Kafka, Lewis Carroll, un soupçon de cruauté et une pincée d’enfance à la J M Barrie : totalement loufoque, merveilleux d’originalité. Toutes ses chansons me correspondent, elles m’interpellent et m’inspirent.
Bien plus provocante que la fameuse Madonna, et surtout beaucoup plus subtile.
Ma chanteuse préférée, et de loin.

* 5 poèmes qui me chamboulent à chaque fois que je les lis; dans mon cas, ce sera 4 (c'est pour rééquilibrer la partie musicale trop longue)
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-  L’albatros, Baudelaire.
Oui, l’un des plus connus. Mon tout premier émoi poétique. Parce que cet albatros c’est un peu de nous et de tous, l’oiseau rêvant aux nuages qui se retrouve cloué au sol par une tragique ironie du sort. Parce qu’il me fait penser à Jonathan Levingstone le Goéland, un de mes livres fétiches.
- Confins, Albert Samain (recueil « au Jardin de l’Infante »)
Il joue avec les mots, jongle sans jamais les faire trébucher, et dresse, à l’instar de Debussy, des féeries éveillées. Des symboles en filigrane.
L’un de mes poètes préférés.

« Dans l'ombre tiède, où toute emphase s'atténue,
Sur les coussins, parmi la flore des lampas,
L'effeuillement des heures d'or qu'on n'entend pas
Vibrer ainsi qu'un son d'archet qui diminue.

S'affiner l'âme en une extase si ténue ;
Jouir son coeur sur une pointe de compas ;
Tenter parmi des flacons d'or d'exquis trépas ;
Ne plus savoir ce que sa vie est devenue...

Se retrouver, et puis se perdre en des pays,
Et des heures, en des pianos inouïs
Faire flotter comme du silence en arpèges ;

Dans les parfums et la fumée aux lents manèges
Jusqu'à son coeur et par ses yeux évanouis
Sentir tomber des baisers doux comme des neiges... »

- Miroirs, de Victor Segalen (recueil intitulé « Stèles »)
Une réappropriation, toute en douceur et en force, de l’univers poétique asiatique. Très novateur et audacieux, pour l’époque.
- Le pays Natal, de Michel Lermontov. Une Russie de passions, un feu dévorant et l’odeur chaude du sang sous la neige.


* 5 destinations
-Irlande
-Islande ( c’est presque la même chose, il faut juste un changement de lettres pour changer de paysage, mais pas de songes )
- Russie
- Autriche
- Laponie, Sibérie.
Pour toutes les raisons que je vous ai indiquées ;)

Pour Scheharazade, dont c’est le premier passage sur mon blog et à qui je souhaite la bienvenue 
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* 5 péchés mignons culinaires :
- Le saumon fumé (j’ai des goûts de luxe, je sais) : j’adore le poisson (les sushis, makis, bref tout ce qui va avec, vous avez compris l’idée), mais le saumon fumé avec juste un zest de citron frais et un peu d’aneth, j’en raffole. Rien que pour ça, je suis contente que les fêtes de fin d’année arrivent. Oui, pour les cadeaux aussi, ça flatte mon côté bassement vénal.
- Le poulet au curry et à la noix de coco : en général j’aime beaucoup les plats qui mélangent le sucré et le salé (hum…Sauf les petits pois à la menthe so british, ça je n’ai jamais pu m’y faire), quand ça étincelle sur les papilles et que la langue est joyeusement en émoi. Le poulet c’est assez fade comme viande, mais relevé de ce type de sauce, quand c’est bien préparé (en général par ma mère, je suis d’une nullité irrémédiable en cuisine, sauf pour les desserts), c’est à tomber.
- La tarte au citron : la Vraie tarte au citron, pas celle qu’on achète dans une boulangerie crasseuse au coin d’une ruelle sordide, avec une pâte prête à s’émietter dans les mains et une crème acide. Au contraire, celle dont la pâte, fraîche et sablé, se délite doucement près du palais, laissant filtrer l’odeur chaude et piquante du citron…Avec de la meringue par-dessus.
- Bon, ce n’est pas des plus raffiné, mais mes biscuits préférés sont les Chokinis, ce sont des gâteaux avec une touche d’orange, et des pépites de chocolat, qui paraissent légers et sentent bon l’enfance (hum, j’ai bien dit PARAISSENT légers, parce qu’en vrai, ils ne le sont pas du tout ;))
Ah dans le même registre, ma plus jeune sœur réussit brillamment les financiers ; et l’amande, autant le dire, c’est un peu comme le Pesto et la fleur d’oranger, si je pouvais j’en collerais partout.
- Les pâtes au Pesto. Cette sauce c’est ma grande passion, je l’ai testée avec tout et n’importe quoi, avec des résultats variables (avec du riz, sur des œufs. Oui, je sais)

* 5 vêtements préférés de ma garde robe :
Je n’achète pas souvent des grandes marques,  mes vêtements sont un curieux mélange de basiques peu onéreux (enfin, fa