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30.04.2008

Et s'écrire, un peu...(partie 3 des réponses)

Je prends 5 minutes pour vous poster mon article, encore plus long, mais que cela ne devienne pas une habitude, nom d’une grenade ! (j’adore ce genre d’expressions totalement burlesques, j’ai surtout pensé à la grenade parce qu’entre nous, je me boirais bien un Diabolo grenadine maintenant) :suite de notre Trivial Pursuit Bloguesque (on pourra dire que je vous ai tenus en haleine –ou alors perdus dans ma jungle de mots) ; comme ça fait tout de même plusieurs pages, cela vous laissera quelque chose à lire pendant que je serais enfouie la tête la première dans les contrats administratifs. Je me déculpabilise comme je peux.
Je vous annonce fièrement, au passage, parce que je ressens ce besoin fondamental de vous raconter mes exploits, que ma lettre de motivation commence à prendre bonne tournure. Croisons les doigts.

Pour Lauren  d’abord, parce qu’elle a besoin de se détendre après les piaillements de sa nièce pantalonophobe ;)
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* Les 5 pires films que j’ai été voir 
Ils font partie d’un tout ; dans le mot pire il n’y a pas forcément ceux que j’ai foncièrement détestés, mais aussi ceux qui m’ont déçue, en qui j’avais mis de grandes espérances et qui n’ont pas tenu, à mon sens, la distance. C’est la raison de l’apparente hétérogénéité de cette liste.

- Il y en a un qui me vient tout de suite à l’esprit : Matrix Revolutions
 Dans mes connaissances, j’ai pas mal de passionnés de fantastique (entre autres choses) et il faut bien avouer que Matrix, ça a eu un impact incroyable chez tout ce petit monde, sonnant un peu comme l’âge d’or, le renouvellement du film de SF (là je parle pour ceux qui n’auraient pas vu, ou eu la possibilité de voir, l’excellent « Dark City », sur lequel Matrix a bien pompé comme il faut, et qui, dans l’effervescence du moment, est passé complètement inaperçu)
J’ai rarement vu un film aussi prétentieux, qui se donne des airs sans en avoir ni la contenance ni le fond ; je ne suis pas amatrice des films didactiques dans lesquels les chemins de pensées sont totalement linéaires, au contraire. Mais force est de constater que dans cet opus (une saga qui aurait largement mérité de s’achever au premier épisode) des tas de pistes sont lancées n’importe comment sans une once, un semblant de réponse, juste pour faire genre « nous sommes des intellectuels et nous pouvons discourir sur le sens du monde mais bon pas trop quand même »
On se croirait dans un sketch des Inconnus, les effets spéciaux (d’accord, je reconnais que c’est bien fait) en plus.

Et que dire de cette histoire d’amour complètement crétine qui vient parasiter l’ensemble du film, déjà bien mauvais, avec des dialogues ultra poussifs, des acteurs au bord de la dépression et une mythique scène de fin pendant laquelle j’ai nerveusement gloussé, m’attirant les foudres d’un ami à ma droite, alors que Trinity agonise pendant de longues minutes intenables tout en tenant quand même à dire à Neo qu’elle veut lui dire ce qu’il fallait qu’elle lui dise mais qu’elle n’avait pas eu le temps de lui dire (mais tu vas crever, oui ?!)

- Même registre, mais se prenant moins au sérieux quand même : les 4 Fantastiques
Déjà d’un, je n’ai fondamentalement rien contre le physique de Jessica Alba, mais je trouve totalement tordue l’idée consistant à métamorphoser une jolie femme typée latino méditerranéenne en blonde aux lentilles bleues absolument immondes, qui lui donnent au final un air d’extraterrestre des années post « Les Innocents » (transposition du Tour d’Ecrou, version futuriste un rien Kitsch). Ensuite, c’est mal joué. Oui, surtout à cause de Jessica Alba, qui est très mignonne certes (sauf dans le film en question) mais semble visiblement incapable d’aligner plus de 3 expressions faciales sur l’ensemble de sa carrière. Enfin, c’est super cliché, typiquement le genre de films dont tu sais le début, la fin, le milieu, avec un héros super brillant mais comme par hasard  totalement nul dans les relations sociales, une héroïne à la Smallville qui va se consoler en s’encanaillant dans les bras du vil gros méchant de l’histoire que dès le début, tu te doutes qu’il va mal finir, un « bogosse » prétentieux et charmeur à souhait, un scénario cousu de fil blanc et des scènes d’humour pendant lesquelles nos personnages tentent désespérément de faire sourire le spectateur transi d’ennui.

- Irréversible. En même temps, j’étais prévenue, n’est ce pas.
Je n’ai rien à dire sur ce film, n’ayant pas encore compris, à ce stade de ma réflexion, pourquoi j’étais allée le voir chez un copain, alors que j’aurais mille fois mieux fait de rester chez moi sous la couette à visionner « 10 bonnes raisons de te larguer ». Peut être que je voulais jouer mon intello de service et gravement me la raconter en cherchant du symbolisme dans des images atroces, juste pour me démarquer du commun des mortels.
 On était nombreux d’ailleurs à cette soirée, tout le monde a souhaité arrêter le film.

- Orgueil et Préjugés version Keira Knightley
Bon, c’est un fait, je n’aime pas miss Knightley. Elle passe son temps à minauder dans ses films, avec sa simili moue craquante que moi je trouve juste horripilante, mais passons. En lui-même, même si le film n’est pas non plus un chef d’œuvre, loin s’en faut, il n’est pas trop mal. Mais il souffre terriblement de la comparaison, inévitable, avec la série de la BBC mit Colin Firth et Jennifer Ehle.
Académique, linéaire, occultant toute l’ironie sous jacente aux romans de Austen pour ne se concentrer que sur le traitement des images (par ailleurs très belles) et de l’histoire d’amour, un peu trop modernisée à mon goût (et depuis quand Lizzie vit elle près d’une porcherie ? Qu’est ce que c’est que cette vision de l’Angleterre, censée être bucolique et qui souvent dans le film n’est que crasseuse ? Et depuis quand aussi on oublie les convenances au point de se donner rendez vous dans une chambre en chemise de nuit et sortir toute seule au petit matin ?)
Je vous accorde que je suis un brin tatillonne, mais j’ai été vraiment déçue de ce film vu que tout le monde s’extasiait devant : il n’a ni la beauté émotionnelle d’un « Raison et Sentiments « d’Ang Lee, ni le panache et la subtilité du téléfilm de la BBC.

- Troie, Wolfgang Peterson
Une adaptation ratée de la Guerre de Troie, avec son quota de cuisses masculines, d’émulations viriles, de prisonnières captives et d’actrices blondes. La moindre des choses, quand on a la prétention de faire un film sur un tel monument, c’est de se renseigner un petit peu sur les différents éléments du dit passage ; nul n’est non plus obligé, si la lecture lui insupporte, de se dévorer la totalité de l’Iliade et l'Odyssée, on peut aussi se référer à l’agréable roman de Marion Zimmer Bradley, « la Trahison des Dieux », incursion de la dame dans les mythes grecs, délaissant pour un temps les Celtes et leurs secrets.
Le must ? Il manque carrément Cassandre.
Là aussi, ça se passe de commentaires.


* Les 6 livres que je n’ai pas aimés

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  - Kim, Rudyard Kipling
Je l’ai lu très jeune, depuis je n’ai pas osé le reprendre, mais à l’époque il m’était littéralement tombé des mains. Je n’ai pas de souvenirs plus précis, juste que ma lecture avait été laborieuse, pénible, et m’avait un peu essoufflée.

- 7 jours pour une éternité, Marc Levy
J’ai plusieurs fois essayé de lire les romans de cet auteur : autant le dire tout de suite, j’ai horreur de ce genre de lectures, cela ne me correspond pas du tout. La forme est simpliste, je me suis souvent dit que c’était peut être  une méthode plus facile pour transmettre de l’émotion, beaucoup d’écrivains l’ont d’ailleurs utilisée à bon escient, mais avec lui rien à faire ; les mots se suivent et forment une guirlande terne, vaguement nauséeuse même parfois, il navigue toujours entre deux clichés et trouve rarement le sentiment juste à exprimer : consensuel et convenu. Autant « et si c’était vrai » pouvait se révéler plein de fraîcheur, à défaut d’originalité, autant ce titre m’a laissée écoeurée de tant de vacuité.

- La Terre, Emile Zola
Zola est un de mes écrivains préférés ; j’admire tout autant son opiniâtreté à tisser des histoires qui, à l’époque, faisaient grincer des dents la bourgeoisie et la critique, que son  habileté, rarement égalée de nos jours, à faire naître la beauté et la grâce d’horreurs, de faits divers et de personnages troublés. Ses descriptions de Paris, volontairement touffues et étouffantes, m’ont souvent happée comme de l’intérieur, les portraits de héros voués aux affres de la noirceur et de la déchéance me fascinent, à l’instar des romans, à présent quelque peu boudés, d’Eugène Sue, sur qui a largement copié Hugo pour rédiger les Misérables.
Seulement la Terre m’a laissé un goût amer dans la bouche, une vague impression de malaise ; certaines scènes m’ont semblé outrancières, l’inceste régnant dans les milieux paysans, la crasse et la boue qui s’en dégageaient, l’instinct purement fauve, bestial, des hommes envers la chair, ce rapport constant à Gaïa et au sexe…Le thème du roman est magnifiquement traité, mais dérangeant.

- Le cercle magique, Katherine Neville
Un must du genre, d’élogieuses critiques, pas d’idées préconçues sur les achats que je devais faire, et cette envie de découvrir un nouvel écrivain, m’ont conduite à me procurer ce livre qui était tellement ridicule (avec des rebondissements en veux tu en voilà erratiques à souhait), mal écrit et inintéressant que je ne m’en souviens même pas. J’ai lutté je crois pour l’achever, et pourtant la lecture je suis en général très preneuse, c’est dire.

- Le Mystère des Dieux, Bernard Werber
Il fut un temps où j’aimais Bernard Werber.
Beaucoup s’écriaient au scandale parce qu’il faisait de la vulgarisation pseudo scientifique, mais il faut reconnaître à son cycle des « Fourmis » (sauf les derniers tomes, et voilà ce que c’est que de tirer sur la corde) une certaine portée ; ce n’était pas si mal écrit, quelques passages étaient même très beaux (par ailleurs je venais de voir Microsmos, ça a peut être joué, qui sait), l’histoire en elle-même de cette guerre de Sécession entre modernité et âge ancien via des insectes recelait suffisamment d’originalité pour m’accrocher ; « Les Thanatonautes » a achevé de me convaincre. Si ce n’était pas toujours de la grande littérature, c’était un conte, avec un semblant de véracité, qu’il fallait savoir prendre comme tel, et qu’on pouvait interpréter comme on le voulait...
Seulement après, l’auteur a commencé à se fourvoyer dans des suites, oscillant entre le très bon (l’Empire des Anges, cocasse et salvateur lors d’une baisse intempestive de moral), le moyen et le franchement médiocre…A trop vouloir continuer dans le même registre, il commence à m’ennuyer, à tourner en rond, à user ses personnages et ses contes jusqu’à ce qu’on puisse s’apercevoir que, finalement, la trame n’est pas en soie, mais en banal coton.

- Les ailes de la Colombe, Henry James
Je n’ai jamais pu l’achever à ce jour, ce qui me paraît étonnant puisqu’il m’arrive de lire du Proust, et qu’à l’époque du collège j’avais fantasmé sur « la Princesse de Clèves » que tout le monde maudissait copieusement. J’apprécie l’écrivain, le fin psychologue qui se cache derrière les mots et le rythmé des phrases langoureuses, j’ai lu avec délectation « ce que savait Maisie » et « la Coupe d’or » (aucun rapport avec Harry Potter ;)), mais ce bouquin là, je ne peux vraiment pas. J’ai retenté, pourtant…
Il y a des ouvrages comme ça.


* Les 5 horreurs musicales qui m’ont traversé les oreilles

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- M Pokora (toutes ses chansons me font le même effet)
Je ne comprends pas comment les filles peuvent se trémousser sur une telle musique, à moins que ce ne soit un problème purement générationnel (de mon temps –vive l’âge des centenaires- j’ai aussi eu droit à mon quota de bouses types G Squad, dont je connais encore pour le plus grand bonheur de mes amis la quasi-totalité des paroles (et quelles paroles, du pur Prévert)). Je déteste absolument tout chez ce type : son côté bad boy complètement préfabriqué avec les décalcomanies sur les bras, les cheveux gominés et la fausse ressemblance bien cultivée avec Justin Timberlake, l’hystérie des prépubères dès qu’il apparaît quelque part, le manque flagrant de personnalité dans sa musique, ses baggys cradingues et laids et surtout les tee shirts à son effigie qu’il porte parfois dans ses clips.
Un monument de superficialité à lui tout seul.

- I like to move it, Reel 2 Real
Affreuse ritournelle bénéficiant d’un clip aux images tout aussi affreuses, et de la voix harmonieuse du chanteur dont je ne sais toujours pas ce qu’il est devenu (mais en même temps je m’en moque un peu), le genre de chansons nulles qui reste dans ma tête toute la semaine. I Like to mooooove it, mooooooove it…
Et voilà, ça me reprend.


- Fergalicious,
Fergie.
Que dire sur Fergie sans trop faire ma langue de vipère ? C’est la M Pokora féminine et américaine, refaite des pieds à la tête, le visage perpétuellement figé sur une expression béate et un sourire crispé, des sourcils magnifiquement cheap qui me font à chaque fois penser que si cette pauvre fille avait vraiment des amis dans la vie, ils lui auraient confisqué depuis longtemps sa pince à épiler. Trop tout : trop maquillée, trop vulgaire, trop Barbie
La chanson commence avec des booms booms comme je les aime, le genre de musique que mettent bien fort les beaufs dans leur voiture tunnée, et ça continue dans le même registre, la voix trafiquée et les effets de synthé ou de matériel quelconque sans aucun doute utilisés en la circonstance par un DJ bourré et sous l’influence de LSD.

- les Bobos, Renaud
L’artiste m’énerve prodigieusement, il faut dire aussi que ça n’aide pas. La seule chanson qui me touche de lui, c’est « Mistral Gagnant », avec sa musique un peu fêlée et ses paroles nostalgiques ; mais alors ce morceau là, cette dénonciation (et d’abord pourquoi le terme même de dénonciation, comme si c’était un crime) des Bobos, comme on les appelle, m’insupporte au plus haut point. Dans le genre « j’enfile les clichés, je les enrobe d’un joli paquet et fais passer mon message pour une révolte qui est aussi ma marque de fabrique parce que je suis un artiste super torturé et oui », il se pose là, fièrement en plus. Avant que vous n’interprétiez mal mes propos, je précise que je ne suis pas moi-même une bobo (je regarde malheureusement très peu Arte, ce serait au détriment des Simpsons ;))…
Juste que sa chanson manque de doigté et d’intelligence, c’est tout.

- If you’re not the One, Daniel Bendingield
Ah lala, la chanson sirupeuse par excellence, taillée soit pour les slows en amoureux à côté d’un feu de cheminée et d’une bouteille de champagne (ambiance made in « les Feux de l’amour », vous voyez quand je veux, je peux être une fille super cultivée, et pour ça, pas besoin de Arte) soit pour faire déprimer les filles ayant le malheur d’être célibataires dans ce monde parfaitement calibré pour que, passées 25 ans, les jeunes femmes en question se sentent coupables de n’avoir pas encore trouvé chaussure à leur pied et pondu un moutard parce que « c’est ça la vraie vie ». Ce morceau me sort par les trous de nez, à une époque c’était l’overdose il passait toutes les trente secondes en boucle, une infamie auditive qui, couplée avec les gémissements lyriques du chanteur, avait fini par me faire boycotter la radio.

Et je termine par les questions de Amy.

* Les 5 personnalités que j’admire

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- La comtesse de Ségur
Cela n’a l’air de rien comme ça, mais en son temps elle a vraiment révolutionné le monde de la littérature enfantine.
 Pour la petite anecdote historique, cette jeune femme, exilée de sa Russie natale, des immenses forêts et des plaines qui lui tenaient tant à cœur, s’est aussi retranchée plus encore dans la solitude, après son mariage malheureux d’avec un dandy (Eugène de Ségur) qui la délaissait, et à qui répugnaient ses manières fraîches, directes, et l’âpreté de ses mots d’amour trop francs. Confrontation entre deux mondes, l’un murmurant sous les velours et broderies des alcôves françaises, l’autre vibrant d’une longue plainte slave, confrontation dure qui devait mener Sophie au bord d’une dépression noire, et sans fin.
Il lui faudra attendre l’âge des cheveux blancs, et des rides prononcés sur son visage toujours prêt à rire aux éclats, pour commencer à écrire les histoires qui l’ont rendue célèbre, histoires qu’elle avait d’abord racontées à ses filles, lasse de la niaiserie des contes d’alors. En effet, si les aventures de Sophie ont un peu vieilli, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle en bannit soigneusement toute sottise, tout abrutissement de l’âme enfantine, donnant même dans son dernier ouvrage (« Après la Pluie le beau temps ») à son héroïne une culture qui rivaliserait avec celle des hommes : avant gardiste, la Comtesse de Ségur. Elle avait bien compris que les femmes se lasseraient, dans les années à venir, de leur rôle effacé, et lanceraient fièrement leur indépendance comme un étendard de sang sur leur inertie coutumière.
 Peu à peu, ses livres ont pris corps, rédigés lors des soirs d’été dans sa maison de campagne (les Nouettes), solide refuge aux excentricités et aux épuisantes conventions sociales de Paris ; puis, s’est créé autour d’elle un noyau d’artistes, dont le fameux Eugène Sue, s’évadant
des salons mondains pour venir achever leurs œuvres dans ce havre tranquille.


- Simone Veil
Parce qu’elle a réussi, après un passé des plus douloureux sur lequel je ne reviendrais pas, à s’imposer dans le domaine terriblement masculin, même encore de nos jours, de la politique (d’après mon charmant professeur de droit constitutionnel dont je tairais le nom pour des raisons que vous comprendrez aisément, la femelle n’a rien à y faire, et à chaque fois qu’on s’est penché sur le cas de la politique féminine ce fut pour y déceler de profondes erreurs, une incompétence totale et une nullité irrémédiable.
Voilà.
 Tant de Misogynie ne s’invente pas, à ce stade, mais se contente de se ressentir. Bref)
Parce qu’elle a imposé la loi de 1975 sur la possibilité de disposer de notre corps comme on l’entend, mettant ainsi fin aux avortements clandestins dans des bouges crasseux, faisant respirer le droit avec son temps, contribuant à son adaptation aux nouvelles mœurs de vie et rompant le cliché qui voudrait que le domaine juridique soit tenu par des barbons conservateurs incapables d’un minimum de cohérence avec les besoins réels d’une société en évolution permanente.

- Van Gogh
Un des peintres que je trouve le plus touchant. Touchant dans beaucoup de sens, d’ailleurs : parfois dérangeant dans les teintes choisies, volontairement crûes, presque criardes, dans les lignes erratiques des visages qu’il dessine et la folie qui rôde en dessous de chacune de ses œuvres, attendant qu’on la décèle au hasard d’une couleur plus vive encore que les autres, ou de pointillés rageusement disposés. Parfois émouvant dans sa vision des choses et des êtres, dans l’incandescente torture de ses tournesols prisonniers de la toile, plongeant inexorablement vers une déchéance programmée, dans l’irréelle beauté d’une nuit étoilée, contournant avec malice le cliché, mêlant le jaune prononcé au bleu sombre d’eaux étranges, comme une seconde porte vers un autre monde…Ses œuvres sont profondément internes, elles ne sont que le fruit d’un long ressenti, et c’est bien, à mon sens, ce qui en fait en partie son succès ; même si on ne possède pas toujours la clé pour y pénétrer, son univers attire, parce que sur la toile, il étale ses sentiments avec la peinture, de telle manière qu’on ne puisse plus faire la part des choses entre l’un, ou l’autre.

- Philippe Pinel
Comme je l’ai déjà évoqué au détour de mes premiers articles, avant de me lancer dans une carrière juridique, j’ai fait médecine :lors de la première année, nous avions des cours parfois totalement rébarbatifs, destinés avant tout à tester la résistance des étudiants face à un flot de connaissances inutiles, et leur capacité à apprendre par cœur tout et son inverse…La sélection avait en soi un petit côté faussé dès le départ, mais ce n’est qu’une parenthèse que je vais vite refermer, avant de passer pour l’aigrie de service.
Cependant, et heureusement, j’ai aussi appris des tas de choses sur l’histoire de la médecine (comme vous vous en doutez, ça a été, et de loin, ma meilleure note), la déontologie (que certains feraient mieux d’appliquer ensuite) et des rudiments de psychologie ; parmi ces heures, un peu plus intéressantes que la moyenne, certaines étaient consacrés aux avancées de la psychiatrie. C’est là que, pour la première fois, j’ai entendu parler de Pinel, un célèbre aliéniste qui, peu à peu convaincu que les traitements de chocs, chaînes et autres barbaries, étaient en l’espèce fort peu adaptées aux dérèglements de l’esprit humain, a largement contribué au renouveau de la science « du corps, de l’âme, du cerveau et des idées ». On lui doit notamment un classement des différentes maladies mentales.
J’ai beaucoup d’admiration pour les personnes qui, allant à contre-courant des idées reçues et des grandes tendances majeures, ne se contentent pas de suivre une pratique trop longtemps inerte, enseignée comme une science sans en avoir la rectitude, font avancer un peu, à leur manière, les connaissances et les mentalités…Armés d’une simple bougie qui, au fur et à mesure, étend sa luminosité au-delà des limites déjà acquises.
Je me suis bien sûr penché sur son œuvre, et sur celle d’autres grands aliénistes, suite à ce cours, mais je n’en parlerais pas ici (parce que je ne veux pas vous ennuyer, tout de même, et faire ma moralisatrice intellectuelle et snobe…Je le fais déjà suffisamment comme ça ;))

Un petite dernière pour la route, catégorie mise à part car elle ne concerne plus tant une personnalité « connu » qu’un homme, pour qui j’éprouve beaucoup de respect et d’estime -- --- Un de mes professeurs de droit
Ce choix peut sembler étrange : seulement, si j’accorde beaucoup de prix à la culture et à l’intelligence de ceux qui savent la manier avec tact  et humour, j’apprécie encore plus l’humilité qui accompagne parfois la dite intelligence ; les hommes, au demeurant brillants, mais qui se gargarisent tout seuls de leurs bons mots, observent le reste de l’univers comme un repère de mécréants fangeux tout juste bons à écouter leur monologue, me font plus sourire qu’autre chose. J’ai l’impression de revenir en arrière quand, dans l’ambiance enfantine des cours de récréation, des sauts à l’élastiques, du bruit sourd des ballons résonnant sur les murs un peu effrités de mon école primaire, nous jouions, avec un regard biaisé, à la maîtresse, glorifiant notre pauvre savoir, relatif, devant les camarades béats. La pose théâtrale du joueur qui ne sait au final que jouer, sans jamais véritablement être.
Le professeur dont je vous parle évite soigneusement ces travers de l’enseignement et de la représentation un rien pompeuse, et ne nous donne jamais la sensation de ramper misérablement à ses pieds en attente d’un coup fatal ou d’une caresse furtive (ce genre de caresse qu’on fait, un peu par inadvertance, sans vraiment y penser, aux bons chiens fidèles) : il nous encourage tous, autant que nous sommes, à progresser. Jamais il ne dira à un étudiant qu’il n’est pas capable d’y arriver, tout au plus se permettra t’il d’affirmer que la volonté est importante, dans cette course d’endurance que nous vivons, au quotidien.

* Le top 5 des hommes que je trouve les plus attirants

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La beauté est subjective, dit on. Elle varie d’un homme à l’autre, d’un ressenti à l’autre, d’une émotion balbutiante à l’extase affirmée…
 
- Michael Fassbender
Il y a quelque chose d’infiniment troublant dans ce mélange des cheveux foncés, d’une peau pâle, et des yeux très clairs, des yeux d’eau…Ce type n’est pas le plus beau de la Terre, mais il suinte la sensualité : je défie n’importe quelle fille de regarder « Hex, la Malédiction » -petite série britannique à l’atmosphère très étrange-  sans ressentir une pointe d’envie lorsqu’il se met à déclamer ses répliques avec son air de vil démon torturé…Quand je pense à toutes les filles qui se pâmaient à l’époque devant la niaiserie d’Angel (attention référence culturelle, je vous parlais de Angel dans Buffy, vous savez ce vampire craignos qui n’a eu d’intérêt à mes yeux que quand il a commencé à devenir gravement sadique)
Pour info, Michael joue également très bien, ce qui n’est pas négligeable quand on est acteur (n’est ce pas Diane Kruger ?) : il s’est illustré plus récemment dans « 300 » (un film archi violent à l’esthétique ultra léchée)  et dans « Angel » (dont je ne vais pas vous parler ici parce que je préfère carrément en faire un article à part entière)


- James Franco
Une frimousse intéressante, qui je pense va le devenir plus encore quand il va passer le cap de la trentaine, ce style de visage qui, en prenant de l’âge, gagne en profondeur. Un petit air de James Dean, et surtout un sourire absolument charmant (le seul atout de cette monumentale arnaque de Spiderman 3). A ce jour, son plus beau rôle est celui qu’il joue dans le film « Dans la Vallée d’Elah » (film que j’ai bien aimé, je le signale au passage. Avec en plus une Charlize Theron inhabituelle, ce qui je pense a fait du bien à sa carrière)

- Paul Bettany
Alors là, j’attaque l’un de mes plus grands fantasmes, j’ai nommé Paul Bettany.
J’aime tout chez cet homme : son regard perçant, son visage d’ange déchu, son inquiétante blondeur, la facilité qu’il a à se fondre dans la peau des différents personnages, jusqu’à les habiter de l’intérieur. Cette sensation fugace qu’il appartient à un autre temps, celui des acteurs d’autrefois ; je ne le trouve jamais aussi attirant que lorsqu’il joue un rôle en costume (Master And Commander est mon dernier souvenir de lui au ciné) ; c’est dommage justement qu’on ne le voit pas plus souvent (De grâce ! j’en ai un peu ma claque, je dois l’avouer, des Orlando Bloom à la figure virile mais au jeu monolithique, ou des Jude Law craquants mais sans grande envergure)

- Goran Visnjic
Juste pour lui j’ai continué à regarder Urgences, alors même que la série sombrait dans le pathos à rebondissements et que, disons le, Abby m’insupportait de plus en plus. Mon côté midinette, sans doute (cette scène mythique où il se met à parler en Croate, les yeux si expressifs, s’animant aux consonances de sa langue maternelle, m’a récompensée de mes patients efforts pour ne pas éteindre de frustration devant le spectacle de Wonder Abby, la fille à qui les scénaristes ont tout fait subir, mais qui arrive toujours à s’en sortir…J’ai presque envie de dire, parce qu’elle le vaut bien, mais je vais me retenir)
Juste pour lui, je me suis procurée un dvd de Spartacus, plus de 2 h interminables à essayer de nous faire oublier la précédente version (mais il a de belles gambettes, donc voilà ;))

- Patrick Wilson
Je l’ai découvert bramant son amour impavide à Emmy Rossum dans « le fantôme de l’Opéra » (qui entre nous n’est pas si mauvais que ça, après tout il ne faut pas oublier que c’est une comédie musicale), il ne m’avait pas des masses marquée (le rôle, certes, n’y contribuait pas, il paraissait bien falot à côté de Gérard Butler et de sa voix rauque et sensuelle). Mon intérêt s’est éveillé après avoir vu « Little Children » (je crois qu’il a aussi joué dans un film type Saw, mais n’étant pas amatrice de sutures et autres joies de la chirurgie sans anesthésie je n’en sais pas plus que vous sur la question), film dans lequel son potentiel explose, aux côtés de Kate Winslet (actrice fétiche). Très charismatique, cet homme.
Affaire à suivre, en ce qui le concerne…

Commentaires

Merci d'avoir pris le temps de répondre à mes questions de façon détaillée ! Concernant le film Irréversible, je suis du même avis que toi: histoire sordide, violence gratuite et inutile, images saccadées très désagréables... Regarder ce film est une véritable perte de temps.
Bon 1er mai et bon courage pour ta lettre de motivation !

Ecrit par : Lauren | 01.05.2008

Oh la vache Paul Bettany MON fantasme presque number one!
Quand je l'ai découvert en Chaucer dans "Chevalier" j'ai fondu comme neige au soleil...il est si sexy!
Bon ok, sa femme est une bombe aussi...j'aime beaucoup Jennifer Connelly alors je n'en dirais pas de mal...
Grosses bises :)

Ecrit par : lili | 01.05.2008

@ Lauren: mais de rien, ça m'a fait plaisir (je me suis bien amusée dans mes tops 5 des pires, je l'avoue, ça m'a permis de bitcher un peu, sans grandes conséquences ;))

@ Lili: une autre fan!
Quand j'en parle autour de moi toutes les filles me disent "qui ça?", et renchérissent sur Orlando. Je ne sais pas comment on peut tripper sur ce type passé 16 ans, mais bon, je ne cherche même plus à comprendre.
J'aime beaucoup Jennifer Connelly aussi, donc bon je n'ai pas le loisir de faire ma méchante, elle est très classe, très jolie, et bonne actrice.
Bises à toutes les deux

Ecrit par : Elea | 02.05.2008

Comme toi, j'ai détesté Troie. Mais où sont passé les Dieux ????
En plus, le jeu des acteurs est carrément mauvais ; des scènes normalement dramatiques virent au pathético-comiques, bref un film raté quoi !

Ecrit par : Scheharazade | 02.05.2008

Comment? tu n'as pas aimé Orgueil et Préjugés?^^ En ce qui me concerne j'ai adoré, même si j'ai de plus en plus de mal avec Kheira, mais dans ce film je l'aime beaucoup, mais je préfère le couple Jane/Mr. Bingley, que je trouve très touchant (mon côté cucul)
Paul Bettany, est dans la liste de mes acteurs préférés, et comme Lili... dans Chevalier "aaaaaaaaah" et dans Master and Commander, et Un Homme d'exception, et d'autres je l'aime tout simplement.
Jennifer Connelly, c'est le genre de femme haïssable, parce qu'elle ne l'est pas justement, tout ça pour dire que je l'aime beaucoup!
Grosses bisess!

PS: Dans Troie, je n'ai aimé qu'une chose: les bras d'Eric Bana. Autant dire 2 minutes du film!

Ecrit par : Clotilde | 02.05.2008

Alalala Troie, je crois que ce film m'a marqué (rires), je ne sais si c'est tant la présence des acteurs ou la sensation que j'avais envie de fuir, ayant été traînée pour l'occasion au coeur de sa présentation au festival cette année-là, quoiqu'il en soit je te rejoins entièrement là-dessus.
J'ai aimé te découvrir chaque fois un peu plus à travers ce questionnaire, j'aime ta façon de manier les mots, c'est quelque chose que je n'ai l'occasion de dire souvent.

Je tenais également à te remercier pour ton "soutien" récemment.

J'espère pouvoir te découvrir un peu plus en avant, cela m'enchante au plus haut point !

Ecrit par : Une Princesse... | 02.05.2008

@ Scheharazade : heureusement qu’Eric Bana a sauvé les meubles. Je suis tellement sadique, et mon sadisme étant exacerbé par les oublis récurrents et les manques cruels de ce film, que j’ai gloussé quand Achille en a collé une à Briséïs (un peu comme quand Peter Parker envoie balader Mary Jane dans Spidy 3, ah lala quel moment tragique… ;))
Bises

@ Clotilde : ce n’est pas que je n’ai pas aimé, c’est surtout que j’ai été très très déçue (par contre une bonne surprise pour l’actrice jouant Jane, Rosamund Pike, elle est non seulement magnifique mais en plus très crédible dans son rôle de jeune fille timide et renfermée)
Paul Bettany, il a la classe, c’est indéniable : physique étrange et attirant, un peu ambigu…
Bises

@ Une Princesse : mais je t’en prie ;)
Je suis aussi en train de découvrir ton blog et de dresser le même constat ; c’est, outre le fait qu’écrire exorcise fatalement toutes nos petites différences ou déprimes, l’intérêt majeur et le charme des blogs, partir à la découverte des autres (je n’adhère pas à cette pensée que le blog est un concentré de nombrilistes, sinon pourquoi écrire sur le net, autant se contenter d’un journal intime dont on afficherait les pages un peu partout dans sa ville)
Bises

Ecrit par : Elea | 04.05.2008

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