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27.04.2008
Et s'écrire, un peu...(partie 2 des réponses)
Bien, trêve de blablateries, place aux réponses. Sinon je sens que je vais encore passer de longues heures à disserter, sous le regard réprobateur de mes cahiers, des fiches éparses, des stylos de couleurs et des manuels aux pages écornées. Et croyez-moi, ils peuvent très bien me faire passer pour une paresseuse finie.
La première personne à qui je répondrais ce soir, c’est Mary, Pleurniche, bobos et beaucoup de justesse dans les propos

* Mes 4 plus gros doutes (oui, je triche, mais je vais me rattraper sur une autre question) :
- L’amour ? : j’avoue, avec beaucoup de franchise et un soupçon de mélancolie, que c’est un de mes plus gros doutes. Sur certains sujets, ce qui peut sembler des plus paradoxal étant donné ma volubilité naturelle, je reste sur la réserve : peu démonstrative, pas très tendre, je garde solidement serrées contre moi, en moi, les émotions que je peux ressentir, ce qui donne souvent l’illusion que je suis d’une incroyable froideur…Le côté follement amoureux m’a toujours laissée dubitative, de même que les grands épanchements lyriques sur fond de béatitude, de Te deum et d’oiseaux gazouillants.
Suis-je capable d’aimer comme on l’entend d’ordinaire ? Est-ce que mon apparent mutisme jalonne de prismes opaques, toujours trop opaques, les relations qui pourraient naître en moi et l’autre ?
- est ce que j’aurais le temps ? A voir et subir la vitesse sur laquelle danse ma vie, j’ai parfois l’impression que ce sont mes pas qui ont pris la cadence, solides et réguliers, mais pas les battements de mon cœur, ni les errances de l’esprit…Comme si je m’étais trop souvent penchée sur un manège au rythme brisé, à la musique aigrelette, jusqu’à en avoir parfois la nausée ; sous toutes les images qui se brouillent et les années qui passent, il reste parfois peu de place pour les projets futurs. Alors, est ce que j’aurais le temps, est ce que les aiguilles vont stopper leur course et me laisser juste quelques secondes pour faire tout ce dont j’ai envie ?
- L’amitié est elle éternelle ? Quand on sort tout juste de lycée, cette question ne se pose même pas. On se promet de grandes retrouvailles, des liens étroits qui briment nos poignets, mais ne nous blessent pas, du moins pas encore. On se jure des mots tendres et on se noie de paroles, sur le sens de l’amitié, sur le sens du devoir, et sur nous-mêmes ; et on oublie un peu qu’après tout, nous ne sommes que des enfants, longtemps confinés dans des salles exsangues aux murs ternes et à l’espace trop serré pour contenir nos rêves. Des enfants qui, sautillant gaiement de ci ou de là sur un sentier maintes fois retracé, se retrouvent brutalement livrés à des choix. Petit copain, petit ami, fiancé. Mari.
Etudes, diplômes, stages. Carrière.
Colocation, studio, appartement. Maison avec un jardin, ou pas. Où l’air peut entrer de son plein gré, où l’amitié demeure, inchangée, vivace brise de printemps ; ou pas.
Je suis parfois déçue, je l’avoue. Déçue de voir que les gens peuvent autant varier, jusqu’à renier une partie de ce qu’ils ont été ; parce que justement, c’est cette partie que j’ai aimée.
Alors je conserve un noyau solide d’amis fidèles, et finalement apprend à laisser dénouer les anciens souvenirs…Les filaments à terre.
- Dans quel monde vivons-nous ? La question mère de toutes les autres « qui sommes-nous, où allons-nous », un peu revisitée pour les besoins de ma petite cause personnelle. Je ne parlerais pas ici de décisions politiques, françaises ou mondiales d’ailleurs, que je trouve parfois regrettables, mal amenées, mal rédigées, propices aux mésententes futures…Je ne parlerais pas non plus de cette sensation, diffuse mais réelle, que le monde artistique s’englue dans une facilité languissante, jusqu’à l’inertie. Ce que je vois surtout, au quotidien, c’est le caractère des gens, leur façon de réagir face à certaines choses ; comme je le disais dans l’article précédent, l’être humain (dans toute son évidente complexité) me fascine, mais parfois, il me répugne un peu aussi…
* Mes 5 plus grands rêves :

- Vivre plus intensément : Parfois, j’ai des envies de fureur ; un lancinant besoin de mordre, de lacérer de mots et de papier les entraves qui me pèsent, qui m’alourdissent…Comme si j’étais en sommeil depuis des années, malgré mes efforts pour secouer la neige qui s’est accumulée sur mes épaules, il en reste toujours des parcelles, qui fondent, tracent des rigoles et des arabesques, et se moquent bien de moi.
- Pouvoir écrire plus souvent : du temps où je le pouvais encore, je rédigeais de nombreuses nouvelles, que je publiais ensuite sur le site Internet dont je m’occupais (dont je m’occupe encore, mais avec moins de patience, et plus de fatigue).
J’écrivais, prise de frénésie, tellement vite, et avec tant de fièvre, que ma main en tremblait.
J’écrivais pour être lue, oui. Mais pas toujours.
J’ai aussi écrit, pour moi seule, des mots que je n’ai jamais lus à haute voix, de peur d’en briser le charme trouble, de peur de déchirer le drap de soie entourant mes épaules de son voile opalin, les illusions, silhouettes aux longs cheveux d’un blanc éteint, dansant au creux de mes iris. J’ai noirci des pages et des pages, la plume serrée sur mes jointures à les meurtrir, dans une boulimie vomissante de phrases et d’images grondant en fond de moi, attendant de s’exprimer, j’ai noirci les parchemins et des cahiers aux carreaux trop petits, alors que le ciel lui-même fonçait, sous les nuits orageuses, comme s’il me comprenait…
J’aimerais pouvoir, un jour, poursuivre ses idées qui m’obsèdent, les images qui m’assaillent, les lier pour toujours à l’encre et aux esprits qui me liront.
- Avoir l’argent nécessaire pour entreprendre des voyages insensés : les voyages dont je vous ai parlés, destinations nouvelles et dépaysantes. Etre ailleurs.
- Pouvoir répondre à mes désirs purement matériels mais ô combien exacerbés par mes humeurs capricieuses : comme beaucoup de filles, je cède facilement à tout ce qui brille, sinuant agréablement à mes oreilles le murmure du tissu et le frôlement du satin, mais j’ai une prédilection pour les bijoux « fantaisie », baroques, les jades aux couleurs d’herbe détrempées, les mauves étincelants, les formes étranges, les entrelacs incertains, qui vous donnent tour à tour la grâce d’une princesse de contes, égarée par quelque sortilège, dans la banalité du quotidien, ou d’une Tzigane exotique, aux chevilles souples sous la jupe en corolle.
En général, je trouve les collections des bijoux « Satellite » absolument ravissantes (mais le prix est à la mesure de la démesure créatrice en question…La moindre petite chose vous coûte la bagatelle de 50 euros)
- Rencontrer Loreena Mckennitt : j’ai énormément d’admiration pour cette artiste. Car artiste, elle l’est, sans l’ombre d’un doute, maîtresse des sons venus d’ailleurs, traversant les époques et les âges, de sa musique langoureuse, parfois traversée d’épiques moments, de douceurs orientales et de passion sauvage.
Chacun de ses albums est une invitation à délaisser nos certitudes et notre quotidien, et goûter à la fragilité de notes suspendues, entreprendre avec elle des voyages sans fin, remonter le temps, suivre les pérégrinations des Celtes et leurs chants sourds, admirer l’ancienne route des Indes. Accompagner les découvertes de Marco Polo.
Elle ne se contente pas de retracer l’histoire, elle la fait revivre : à chaque fois magique, toujours éblouissant. J’aimerais, juste une fois, pouvoir discuter avec elle de ses sources d’inspirations, des lieux antiques qu’elle a traversés, et de notre passion commune pour le non conventionnel.
Je ne peux pas résister à la tentation de vous transmettre ici le prologue d’une de ses chansons, « Dante’s Prayer », car dans le livret de ses albums elle propose toujours ses réflexions sur les voyages effectués, au gré du vent, et de ses envies. En ce moment précis, elle traversait la Sibérie.
« December 17, 1995, Trans-Siberian Railway « It is now Day 5 on this train journey across wintry Siberia. Travelling alone, it is strange not to be able to have a conversation with anyone, but one learns how much can be conveyed through actions, body language, a look in the eye...”
* Les 5 plus belles rencontres qui jalonnent ma vie

Je n’ai jamais trop bien compris le système de la bande de potes, celle qui se collait toujours dans le fond du car pendant les excursions scolaires, trop nombreux, trop bruyants. J’ai toujours été de celles qui n’ont que quelques amis, mais des amis intimes, avec lesquels on partage tant, de rires et de larmes, de souvenirs et de songes. Des amis qui sont le reflet, de moi, de nous, bien plus qu’aucun autre miroir.
- Mon site internet
J’ai beaucoup appris en gérant ce site : au départ, l’anonymat relatif me permettait de laisser libre cours à mes excentricités les plus débridées, j’aimais jouer mon personnage, mystérieuse et trouble, frivole et atypique, endosser des costumes et les retirer ensuite, trop vite pour qu’on puisse remarquer la figure qui se drapait dessous. Et puis j’ai rencontré les membres en question, avec beaucoup de crainte, du choc entre l’irréalité et le réel, de deux mondes qui ne se recoupent que trop rarement.
Je n’ai jamais regretté de l’avoir fait : certaines personnes font désormais partie de mon cercle d’amis, et j’ai beaucoup de plaisir à évoquer les parcours de chacun, à les revoir, dès que je le peux…A faire coïncider les masques et leurs détenteurs.
- Le musée Guimet
Si je m’écoutais, je serais toutes les semaines le nez collé dans des musées. Bien sûr je me heurte souvent à des problèmes de temps et de disponibilité, qui rendent ses envies un peu irréalisables (et je me promets toujours que, plus tard, je rattraperais toute cette inculture notoire ;)). Ceci étant l’été dernier j’ai passé une journée entière, fascinée, perdue dans l’immensité du musée Guimet, judicieusement conseillée par une amie ; estampes japonaises et coréennes, anciens parchemins un peu usées, livres interdits et goût de l’illicite, arts asiatiques et l’odeur des siècles écoulées. Armoires impériales aux portes finement ciselées d’or, et de nacre aux reflets mouvants.
Tant de choses à voir
Pearl Buck des temps modernes, je me suis promenée d’une pièce à l’autre, regrettant parfois que les fiches explicatives ne soient pas plus éclairantes, rêvant, entre deux vitrines, aux mœurs d’antan…
- Les rencontres littéraires
En général je suis d’un œil peu attiré les explosions de prix littéraires et autres nécessités de la vie courante, censées nous faire prendre conscience des chefs d’œuvre du moment, à grand renfort de publicité tapageuse et de sourires d’initiés…Dans ce grand cirque médiatique, je me retrouve peu. Et puis, faut il le dire ? J’aime découvrir par moi-même des trésors cachés, dissimulés, ceux que l’on ne voit jamais d’un premier regard ; sans doute est ce un reste de mon enfance fantasque, bercée des illustrations aventureuses de livres abîmés et de foisonnante de jeux inventifs, du grand respect que mes parents ont pour la littérature. J’aime, au détour des ruelles parisiennes, tomber sur des petites librairies sans prétention, pleines de charme sous les écailles d’une peinture hasardeuse, ou chiner dans les rayons antiques de la bibliothèque de ma banlieue, et tomber sur un auteur dont je n’ai jamais entendu parler. Un petit livre solitaire, attrayant parce que nouveau.
Parfois, je suis déçue. Mais c’est aussi comme ça que j’ai rencontré certains auteurs, qui d’un mot, d’une phrase, pêchés ça et là en encre délétère, ont réussi à m’émouvoir, à me passionner...
- celles que l’on n’attend pas
Ma vie est souvent une succession de gestes d’une effrayante banalité, une routine soigneusement époussetée, chaque jour, et je le regrette souvent. Alors mes plus belles rencontres résident dans l’inattendu ; dans l’inattendu, il y a l’espoir, l’avenir, et l’impression agréable qu’il y a toujours quelque chose à faire, quelqu’un à voir, des traits à connaître ou des ponts à bâtir.
“Un bon voyageur n’a pas d’itinéraire fixe et n’a pas l’intention d’arriver à destination.”Lao Tzu
* 5 petites choses qui me remontent immanquablement le moral

- Faire la fille : En somme, faire TOTALEMENT la fille. Des pieds à la tête, tout y passe : gommage, masque, hydratation en massages circulaires sur les contours du visage fatigué, caresses sur la peau toute rafraîchie des différents soins apposés, tartinage du corps (j’aime bien cette expression, ça a son petit côté gourmand) avec des laits et lotions aux senteurs de bonbons et de karité, ongles laqués de rose clair ou de beige discret, sérums capillaires et sourires ravis de moi-même. Une ode au narcissisme.
- Acheter des tonnes de livres dans lesquels je n’aurais jamais le temps de me replonger
Il s’agit d’une des choses qui me fait le plus plaisir : parcourir les librairies les bras chargés de livres en tout genre, de piles précaires et hétéroclites. Je m’imagine déjà les heures divines que je vais passer, annihilée dans les récits, l’été, allongée sur une chaise longue près de ma terrasse. Alors, en prévision de ces journées tant attendues, je chine, je furète, j’amasse et j’entasse près de mon lit, dans des cartons de rangements à l’équilibre incertain. Cela rend ma mère complètement hystérique d’ailleurs, tout ce joyeux bazar.
- Regarder Harry Potter
Je ne sais pas trop pourquoi, mais les films de cette série ont un effet des plus relaxants sur moi. Bon, je ne devrais évidemment pas le dire, de crainte d’écorner mon image de blogueuse glamour et sophistiquée (vous avez le droit de vous esclaffer après cette phrase d’une mauvaise foi totale), mais j’ai l’assurance, à chaque fois que le film sera terminé, d’avoir de nouveau le moral ; en total accord avec cette étrangeté de ma nature, je me sens tout aussi bien lorsqu’il me prend le désir de reparcourir mes livres d’enfance, observant avec tendresse les illustrations de Gustave Doré et les histoires, un peu surannées, des héroïnes d’une autre vie
- M’évader (la réponse compte double;)), en me balladant au gré de mes envies, ou de ma plume.
Quand je me sens vraiment mal à l’aise, triste pour des raisons annexes, déprimée, je m’évade. Je ne suis pas du genre à me complaire dans mon mal être et à m’y rouler avec délectation, quitte à en sortir encore plus sombre, plus chiffonnée, alors je prends mes affaires, j’enfile un manteau, et je vais me promener. N’importe où, tout me va, tant que je peux réfléchir calmement, prendre du recul par rapport aux choses, respirer un peu plus librement, sentir se dénouer les entraves autour de moi.
Je m’évade aussi, pour des besoins différents, par l’écriture, comme je l’ai déjà dit ; je couche et blottis, sur les feuilles d’un cahier, mes doutes et quelques peurs trop violentes, je les mets en forme, pour mieux les dompter. Je parle du pire, pour en faire naître le mieux.
* Les 5 choses que je devais garder secrètes, mais qui aujourd’hui sont dévoilées (parce qu’on a tous nos petits trucs un peu ridicules, qui évitent allègrement de se prendre trop au sérieux et de finir par oublier le sens même des mots sourire et légèreté)

- La gymnastique à la fac : il s’agit d’exercices complètement délirants qui nous sont proposés, à une cadence d’à peu près tous les 3-4 mois, par des magazines tout aussi délirants, à faire chez nous ou au travail, consistant à contracter le fessier durant quelques minutes, et autres joyeusetés ridicules à souhait. Surtout quand le magazine en question vous certifie que ce sont des exercices tout à fait indécelables, et qu’un ami, la mine vaguement perturbée, se penche vers vous pendant un intercours en vous demandant si vous vous sentez bien.
- Me prendre pour quelqu’un d’autre dans la rue
En règle générale, quand mon mp3 n’a pas des velléités de révolte, j’écoute de la musique sur le trajet séparant ma demeure princière et ma fac, ou tout autre point de ralliement estudiantin. Or, quand j’écoute des chansons, c’est immanquable, je me mets à rêvasser des images qui pourraient venir compléter les sons ; le métal symphonique (oui, j’écoute aussi du métal symphonique, j’ai eu une période gothique au cours de mon existence) transforme les ruelles escarpées en monts mystiques aux neiges éternelles ; Yael Naïm me rend d’humeur lutinesque et sautillante, je peux presque sentir l’odeur des fleurs à peine coupées dans mes cheveux et le sol sur mes pieds nus. Bref, je suis dans mon petit univers mouvant et tout frissonnant, et je dois avoir l’air d’une parfaite cinglée.
- utiliser du jus de citron à multiples usages
Une vraie technique de mère Grand, dont l’efficacité n’est pas encore prouvée, sur moi du moins, mais je suis sûre qu’y croire, c’est déjà accomplir la moitié du chemin vers la béatitude. Donc, j’utilise le jus de citron pour à peu près tout et n’importe quoi : dans les cheveux (à petite dose je crois que c’est censé réguler le cuir chevelu), sur la brosse à dents une fois toutes les deux semaines (pareil, c’est normalement un puissant agent blanchissant. A mon humble avis, c’est surtout un puissant agent décapant, oui. Mais je continue quand même, vu que je suis une fille tout ce qu’il y a de plus contradictoire)
- Je suis inscrite sur des sites de potins
Deux à trois fois par semaine, quand je ne rentre pas trop tard de la fac, je me connecte et je potine. Ca se passe d’autres commentaires.
- danser sur les Pussycat dolls (dans ma chambre, hein ?)
Oui, c’est mal et j’en ai honte. J’ai d’autant plus honte que je déteste ce groupe photoshopé même dans leurs clips, complètement vulgaires, aux attitudes avilissantes et aux yeux trop grands sous la débauche de faux cils mal placés et de mascara dégoulinant. Mais certains de leurs titres exercent une attirance des plus fâcheuses sur moi ; ils réveillent la pouffe qui sommeille.
* Les 5 meilleurs moments de la journée, de l'année...

- le rite de la douche biquotidienne : je ne sais pas pour vous, mais j’ai besoin de me doucher deux fois par jour, pour me sentir vraiment bien. Le matin, les idées flottant encore dans cet état de brouillard endormi, divaguant, se diluant peu à peu dans les vapeurs parfumées et glissant sur le miroir brumeux de ma salle de bains.
Le soir, alors là le soir, c’est une véritable institution. Je me détache de la tension des heures trop lourdes, pleines de « bruit et de fureur » pour paraphrase honteusement Shakespeare, comme si je muais lentement, abandonnant ma peau et mes angoisses…Totalement liquide.
- Le café vanille trop sucré de ma fac : c’est un rituel sacré, celui qui, combiné à la douche, fait véritablement débuter ma journée…Les machines à café sont vétustes, elles émettent des sons entre couinements et ressorts métalliques, j’ai toujours l’impression qu’il va en sortir quelque monstre échappé d’une série B pour adolescents nostalgiques, mais au final il n’y a que moi, ce gobelet ridiculement petit pour le prix, et cette mixture adoucie par le sucre trop prononcé, l’odeur piquante et suave de la vanille, et le bruit des amphis qui se remplissent lentement.
Rituel sacré, aussi, peut être parce que je sais que dans quelques minutes, les cours vont reprendre, les mots vont voltiger et les neurones se remettrent difficilement en place…
- le dimanche soir : la fin de la semaine. C’est l’une des rares soirées où je m’accorde vraiment du temps pour répondre aux coups de fil, autrement qu’en jetant un regard inquiet sur mon réveil, pour regarder un film sans ressentir une pointe de culpabilité fichtrement embarrassante, pour replonger avec délices dans mes romans préférés.
La pause avant la tempête de la semaine suivante. Nécessaire, et je dirais même plus, salutaire.
- Le printemps: quand le temps hésite encore entre le crachin, cette pluie fine et sournoise qui s'infiltre partout, et roule sur les épaules, les mains, et les manteaux de mi-saison, et quelques éclaircies balbutiantes.
Il me semble alors que le monde est aussi capricieux qu'un enfant, qui apprend à marcher, serrant entre ses doigts le début d'une nouvelle aube; changement et renouveau, l'inertie de l'hiver s'évapore, tout doucement...
- les déjeuners improvisés avec quelques copains: ce sont souvent les plus réussis. Les moments où on se dit que le temps est une invite licite à la détente, et où, délaissant la cafétéria un brin sordide de notre fac, on se retrouve au Luxembourg, profitant d'une accalmie pour s'évader du carcan et étaler nos jambes au soleil.
Voilà, j’ai parfois écourté un peu mes réponses, parce que je ne trouvais pas totalement 5 choses assez satisfaisantes face aux questions, mais le principal y est.
Demain, j’achèverais cette parenthèse intime avec les points d’interrogations posés par Lauren et Amy...
18:07 Publié dans Les petits riens | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
















































Commentaires
Quel boulot toutes ces questions ! Mais c'est très intéressant à lire. Tiens, pour ce qui est du jus de citron à multiples usages, je bois tous les matins un demi citron pressé dans une tasse d'eau tiède. C'est un truc détox. Je ne sais pas si ça a une réelle efficacité. Mais je suppose que c'est comme beaucoup de choses, le principal est d'y croire...
Bises !
Ecrit par : Lauren | 28.04.2008
Le coup du citron dans le thé (enfin dans l'eau chaude) je le fais aussi, c'est la détoxification. Seulement j'ai l'estomac fragile donc j'alterne pour éviter les petits maux qui pourraient en découler. Dans le même genre, je me force à manger oranges et carottes quasi tous les jours, juste parce que je suis une fille futile et qu'il parait que c'est bon pour l'organisme et la peau ;)
Pour les questions fiou heureusement que j'ai coupé, l'article était immense. Je vais mettre ça en fin de soirée
Bisous
Ecrit par : Elea | 28.04.2008
+Loreena McKennitt, j'adore,
+le musée Guimet, idem (et le resto est super bon!),
+le Ipod Qui fait voyager, je connais (parfois je chante, me croyant seule),
+les douche biquotidiennes, pareil, je ne peux pas m'en passer!
De très grosses bises :)
PS: faut que je réponde à ton mail, moi :p
Ecrit par : lili | 29.04.2008
Prends ton temps, nous ne sommes pas pressées, tu viens juste de rentrer ;)
(je suis encore en train d'essayer de trouver des questions originales que je pourrais te poser)
Ravie de voir que tu apprécies aussi Loreena (Dante's Prayer et The English Ladye and The Knight sont des morceaux absolument cultes pour moi)
Bisous
Ecrit par : Elea | 29.04.2008
merci d'avoir repondu a mes NOMBREUSES questions, j'ai deja dit que j'etais super curieuse ???
c'est chouette d'en apprendre plus sur toi !
Bidoux
ps : as tu recu mon mail ??? je n'ai pas de reponses donc je me demande s'il est bien arrivé chez toi... bidoux
Ecrit par : Mary | 29.04.2008
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