09.05.2008

En passant

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Juste une petite note sans prétention, en quelques minutes, pour vous résumer les nouveautés de mon existence (je devrais pouvoir rédiger un article un tantinet plus structuré dans le courant du week end)

- Il fait un temps splendide: époque bénie entre toutes, celle des apéros sur la terrasse s'éternisant alors que doucement la nuit tombe, des discussions enflammées et des rires complices. L'époque des robes, du soleil et des visages réjouis des Parisiens.
- Je viens d'emménager pour quelques semaines dans l'appartement d'un ami, qui est parti pour le Japon, ce veinard. Il va de soi que je lui ai fourni une liste complète de cadeaux à ramener, parce que je suis profondément et irrémédiablement vénale.
- Mes exams débutent dans moins de deux semaines, et les profs, atteints du phénomène bien connu de la frénésie pré-sujets, nous collent des rattrapages jusqu'à pas d'heure (leur dernière marotte? Vendredi prochain jusqu'à 22h30. Je tiens à préciser que mon épreuve se passe trois jours après, ô joie. Heureusement que j'ai fait mes fiches en bonne petite psychorigide, je me serais déjà évanouie de stress sinon;))
- J'ai enfin réussi à initier quelques amis au bonheur des vacances en dehors des circuits classiques, si tout va bien je devrais parcourir la Russie l'an prochain
- et enfin, enfin, je bosse à l'hopital dans un service administratif cette année. Je suis aux anges, ça va me permettre d'étoffer mon CV (comment ça je ne parle que de boulot? Vous n'avez pas cotoyé mes copines de fac, vous savez. Elles sont encore pires que moi, c'est un véritable nid de névrosées en tout genre)

04.05.2008

Des mots de Fille

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Je n’ai pas encore compris d’où était venu le souci de connexion (mais d’après Lili, cela n’est pas arrivé qu’à moi donc j’en déduis que pour une fois il n’est pas la conséquence de ma maîtrise approximative des codes informatiques, de mes tâtonnements pour booter en DOS et autres subtilités que je teste régulièrement sans avoir reçu une formation appropriée en la matière. Oui, je sais ; des fois je cherche vraiment les ennuis)
En tout cas c’est réparé, l’Olympe en soit louée. Non pas que j’ai le temps à proprement parler de discutailler à tout va, mais ne plus pouvoir répondre, échanger des idées, et tout ce qui s’ensuit fatalement, me manquait un peu : le sevrage brutal étant certes une manière de voir les choses, mais je préfère encore ma méthode (ralentir un peu le rythme de mes fracassantes, que dis-je, percutantes, incursions dans le phénomène bloguesque, sans totalement lever le pied).

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler des rapports que l’on peut entretenir avec l’écriture, ciblant le sujet sur un thème particulier : les femmes. Non pas les femmes en tant que sujets ou muses de littéraires chevronnés, mais celles qui prennent la plume et rédigent, d’une écriture un peu ronde, ou au contraire sèche, nerveuse, les points solidement marqués d’une main ferme, qui ne tremble pas, les contours trahissant parfois une fragilité dissimulée, un arrondi irrégulier, une consonne un peu fêlée…Bien sûr, vous vous doutez que ce sujet n’est pas anodin, je n’ai jamais caché l’amour immodéré que j’éprouve pour tout ce qui touche, de près ou de loin, aux livres, aux histoires, aux contes surannés, falbalas et soieries fines, aux contes modernes, fleurs et mousses sous le bitume, silhouettes d’acier et immeubles en contrebas, aux personnages que l’on dévoile en dessous, à la chair même qui transparaît entre les lignes. J’en ai d’ailleurs longuement discuté avec un ami, il y a quelques jours, et une de ses réflexions, au détour de notre dialogue, m’est longtemps restée en tête : nous étions en train de parler du style inhérent à tout récit, qu’il soit de science fiction ou plus réaliste, de Paul Auster et de Neil Gaiman, de Tanith Lee et de Albert Cohen, des nouvelles que nous écrivions ou que nous avions dans l’idée d’écrire un jour, puis brutalement, sans crier gare, voilà qu’il m’annonce la chose suivante (sans mépris aucun, notez le bien, il s’agit juste de l’expression concrète d’un ressenti dont il voulait me faire part)

«  Tu as une écriture de fille, tu sais. »

Sans doute en corrélation avec ce que je venais d’énoncer, à savoir que les récits d’un de nos amis communs, bourrés d’inventivité, d’originalité, me semblaient toutefois un peu inaboutis, me laissaient un goût étrange, une sensation d’insatiabilité, parce qu’ils me paraissaient arides. Les mots justes, mais froidement scientifiques, étalés sur le papier avec cette touche d’intelligence diffuse, subtile, qui en font tout le charme, mais des mots tout de même.

J’en suis venue à la conclusion, en réfléchissant quelques secondes, que je suis souvent plus touchée, en effet, par les romans féminins. Non pas, comme il pourrait immédiatement venir à l’esprit, parce qu’ils me parlent plus, que j’imagine être l’interlocutrice privilégiée d’une femme, qu’il s’installe une connivence, une complicité, entre le lecteur et l’écrivain (cela arrive, à mon sens, dans tous les bons romans). Mais peut être parce qu’ils font souvent la part belle aux errances de leurs personnages, à leurs pensées profondes ; introspectifs dans l’âme, ils n’hésitent pas à tracer des portraits amers, douloureux, ou au contraire suaves, des images en demi teinte, des zones d’ombres sinueuses qui se détachent de l’histoire initiale pour créer un tout, un peu confus, un peu étrange : l’immense passion d’une Emily Brontë, l’immense talent de tisseuse d’une Lea Silhol, les mots qui se perdent, se dévident, se délient et finalement enserrent les sens, les jeux de phrases et l’emphase, l’alcôve et le marbre…Je n’aime rien tant que ces « clairs de femme », ces moments qui illuminent, de l’intérieur, les ramifications sourdes et complexes de notre univers : peut être les femmes ont elle plus de facilité à fonctionner sur l’émotion, une facilité qui a souvent été, d’ailleurs, raillée ; est ce un mal que de fonctionner encore sur le ressenti et sur l’être, dans un monde qui amplifie, chaque jour, les qualités d’analyses politiques et juridiques, le synthétique ? Est-ce qu’on peut véritablement croire diriger les êtres, sans les connaître, sans en comprendre les rouages obscurs et les voiles indistincts, une base de psychologie élémentaire qui vient s’agrandir, de jour en jour ? Et peut on acquérir cette compréhension des autres, si on ne se comprend pas soi-même ?

J’aime lire, et j’admire souvent les capacités de réflexion de certains auteurs au style épuré, les idées folles d’un Richard Matheson ou le sens du réalisme de Camus ; mais j’aime plus encore les auteurs qui, délaissant les codes de la bienséance ou du neutre, écrivent de l’âme, et s’écrivent aussi eux-mêmes. Comme le disait Nietzsche, « Ecris avec ton sang, et tu verras que le sang est esprit »

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03.05.2008

Le bug du siècle

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Je ne sais pas si vous arrivez encore à vous connecter sur mon blog, mais mon PC refuse catégoriquement d'afficher la page.
Je ne peux ni lire vos commentaires, ni voir la nouvelle note que je suis en train d'écrire.
Etrangement, la partie admin m'est encore ouverte: allez comprendre...